Dangers des plantes chinoises

Effets sur la santé : le risque d’atteinte rénale
Chez les personnes ayant consommé pendant de longues périodes des quantités importantes d’Aristolochia (sous forme de gélules contenant ce type d’extrait d’herbes chinoises), le risque existe que leur fonction rénale soit atteinte (insuffisance rénale sévère, voire même à plus long terme, cancer des reins et de la vessie). Notons que la fonction rénale peut être atteinte sans que le patient ressente des problèmes. Dans ce cas, deux tests simples pourront être effectués auprès du médecin traitant. Il s’agit d’une prise de sang pour le dosage de la créatinine et d’un examen d’urine pour y vérifier la présence ou non de traces microscopiques de sang.
Recommandations
Pour toutes les personnes qui auraient suivi un régime amaigrissant à base des plantes citées ci-dessus, il est conseillé de faire pratiquer un examen sanguin par leur médecin traitant. En cas de réelle suspicion d’une atteinte rénale, ces personnes seront orientées vers un néphrologue (spécialiste des reins). Rappelons que la prise de poids résulte essentiellement d’une consommation trop importante d’aliments riches en calories et d’une élimination insuffisante de ces dernières par manque d’activité physique (sédentarité). Un remède efficace (et certainement plus sain que les fameux « régimes miracles » ) pour perdre quelques kilos superflus consiste à adopter une alimentation équilibrée et à pratiquer régulièrement une activité physique. Des cas similaires à ceux décrits initialement en Belgique sont maintenant rapportés partout dans le monde. La Food and Drug Administration américaine relève au moins 70 plantes et 14 différents mélanges d’herbes contenant des acides aristolochiques utilisés dans des médecines traditionnelles. Des cas plus nombreux encore, sont donc à attendre. L’identification de complications particulièrement graves (urémies terminales et cancers des voies urinaires) secondaires à des traitements par des plantes médicinales soulèvent de sérieuses questions en terme de santé publique. Si le mythe de la nature bienfaitrice résistera sans doute à ces cas dramatiques, il n’en restera pas moins vrai que les autorités sanitaires devraient exiger que les remèdes dits « naturels » soient soumis aux mêmes contrôles de qualité, de toxicité et de conformité que les autres médicaments.


