Du sens de la guérison en homéopathie

Guérison
Le sens de la guérison est une
orientation : elle est le sens de la verticalité de l'être et se fait du général au particulier, de l’immatériel au matériel, de l’intérieur à l’extérieur, de haut en bas. La guérison vient de l'intérieur, et selon la loi homéopathique, elle s'opère de haut en bas, de dedans en dehors, dans l’ordre inverse de
l’apparition des symptômes.
Trois directions des symptômes
Appelée un peu trop hâtivement "loi de Hering" (car il n'a énoncé que deux directions, Samuel
Hahnemann ayant formulée la troisième) est la manière dont la guérison se fait : les symptômes disparaissent de haut en bas, de dedans au dehors et dans l'ordre inverse de leur apparition. "Tout médecin
homéopathe a dû observer que l'amélioration de la douleur se fait de haut en bas ; et celle des
maladies, du dedans en dehors. C'et la raison pour laquelle les maladies chroniques, sin on les traite dans leur totalité, se terminent toujours par quelque éruption cutanée, qui diffère suivant les diverses constitutions des malades. On peut même apercevoir cette éruption quand la guérison est impossible, et même quand on a choisi des remèdes de manière
inadéquate. Comme la peau et la surface la plus externe du corps, c'est à son niveau que se termine en tout dernier lieu la maladie." (Constantin Hering). Constantin Héring ne formule donc que deux des trois lois de guérison, et va jusqu'à écrire que "la maladie disparaît dans l'ordre dans lequel les organes ont été affectés", ce qui est une erreur de sa part, car l'ordre de disparition des symptômes s'effectue toujours dans le sens inverse de leur apparition, ce que Samuel Hahnemann a écrit au paragraphe 254, dans les Maladies Chroniques : "les symptômes qui sont apparus les derniers, dans une maladie chronique abandonnée à elle-même, sont ceux qui cèdent les premiers au traitement antipsorique." Ainsi, les symptômes apparus les derniers sont bien ceux qui cèdent les premiers au traitement. La guérison peut être conçue sous la forme symbolique d'un
triangle ou d'une
spirale, car les choses ne peuvent se répéter deux fois exactement identiques. C'est une manière que le corps malade a de revenir, de faire retour au point de départ pour permettre à la force vitale de se déployer. C'est aussi une façon de descendre en nous, jusqu'à nos racines, c'est-à-dire ce qui nous remet en terre, nous redresse, nous remet sur pieds. Rappelons nous que guéri signifie "sur pieds". A l'inverse, la maladie chronique se développe de bas en haut, et l’extérieur vers l’intérieur.