Le malade est observé dans sa réalité spatio-temporelle, l'observation portant à la fois sur sa relativité à l'espace (le corps, l'inné) et au temps (l'histoire, l'acquis) ; afin de connaître la cause déclenchante (ce qui a déclenché telle réaction), doit être ramené à la mémoire du patient tout événement (épisode) même le plus ancien, le plus lointain, le plus insignifiant. L'être est considéré comme une unité réactionnelle ; l'entretien homéopathique aide à la mise en synergie du triangle "remède, personne, force vitale". La maladie est l'expression d'une étape dans la vie du patient. Elle n'est pas une fin en soi, et ne peut être isolée de l'ensemble de la personne, elle fait partie d'elle. Le patient vient toujours pour une particularité, c'est en général le motif de la consultation. Ce symptôme (particularité) peut être intéressant mais nous ne devons pas prendre cela en compte d’emblée (il pourra toutefois intervenir ensuite). C’est la personne qui nous intéresse en premier, avant sa "particularité" étiologique. Les particularités ne sont étudiées que pour confirmer le remède. "Le tout est plus important que le détail. Ne jonglez jamais avec les particularités au dépend de l’expression de l’entier." (M.Tyler) Le patient doit nous permettre d'avoir accès à ce qu’il est, tel est le but finalisé de l’interrogatoire. Et pour cela, nous avons besoin d'une clé, sa clé personnelle. Par le biais de sa maladie, la personne tente d'extérioriser la cause de son mal-aise intérieur. Elle manifeste à sa manière le désaccord, la désunion, le déséquilibre qui s'est produit dans sa vie. Si nous mettons l’ordre dans l’état général du patient, de lui-même il va éliminer ce qui le dérange (auto-guérison).
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