Homéopathie: les phases de l'infestation psorique

 
Homéopathie: les phases de l"Mais un miasme chronique incomparablement plus important que ces deux-là [la syphilis et la sycose], c’est celui de la psore. Les deux autres décèlent l’affection interne spécifique d’où ils découlent, l’un par des chancres, l’autre par des excroissances en formes de choux-fleurs. Ce n’est non plus qu’après avoir infecté l’organisme entier que la psore annonce son immense miasme chronique interne par une éruption cutanée toute particulière, qu’accompagnent un prurit voluptueux insupportable et une odeur spéciale Cette spore est la seule cause fondamentale et productive des innombrables formes morbides qui, sous les noms de faiblesse nerveuse, hystérie, hypochondrie, manie, mélancolie, démence, fureur, épilepsie et spasmes de toute espèce, ramollissement des os ou rachitisme, scoliose et cyanose, carie, cancer, fongus hématode, tissus accidentels , goutte, hémorroïdes, jaunisse et cyanose, hydropisie, aménorrhée, gastrorrhagie, épistaxis, hémoptysie, hématurie, métrorrhagie, asthme et suppuration des poumons, impuissance et stérilité, migraine, abolition d'un sens, douleurs de toute espèce, etc., figurent dans les pathologies comme autant de maladies propres et indépendantes les unes des autres." (Samuel Hahnemann).

Samuel Hahnemann a distingué deux stades quant à l'évolution de la psore : la psore éclatée avec des symptômes cutanés, la psore manifestée avec des symptômes secondaires ; entre ces deux stades, il y a une phase de latence.
Pierre Schmidt a réinterprété cet état de fait et a corrigé la conception hahnemannienne en décrivant trois stades psoriques : la psore primaire, secondaire, tertiaire, et c'est cette approche, bien qu'artificielle, qui aujourd'hui fait foi ; je garderais, quant à moi, l'approche de Samuel Hahnemann, qui "n'avait distingué que deux stades - séparés par une phase de latence : le symptôme cutané et les symptômes secondaires de la psore manifeste." (Dr Jean-Claude Grégoire) La psore est un état d'alternance, une oscillation subtile entre une phase de réaction normale : par un mode naturel d'élimination (par exemple : eczéma) ; et une phase de blocage : par des traitements intempestifs, voire inadaptés, étouffant les éliminations naturelles (par exemple : asthme chronique). La phase de latence est une étape transitoire, où peuvent se fixer les troubles éliminatoires, devenant plus violents, parfois plus difficiles à traiter. Si nous entravons l'une de ces réactions, nous pouvons aboutir très rapidement à une phase de décompensation.




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