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Grâce à l’imagerie fonctionnelle, les structures cérébrales qui s’activent spécifiquement pendant la crise migraineuse sont progressivement déterminées. Comment? «En suivant, par exemple, les variations du débit sanguin cérébral», explique le Pr Gilles Géraud, chef du service de neurologie du CHU de Toulouse- Rangueil. Le débit sanguin observé dans une structure cérébrale est étroitement fonction de l’activité qui y règne: de lui dépend l’approvisionnement des cellules en des éléments aussi vitaux que l’oxygène et le glucose (sucre). «Dans le cas de la migraine, nous nous heurtons cependant à un problème de taille : il nous faut mettre en place le système d’observation juste avant la survenue de la crise, événement qui est malheureusement très difficile à prévoir. L’idéal serait de travailler avec les rares migraineux qui sont avertis de l’imminence d’une crise grâce à des signes précurseurs que l’on appelle prodromes». Malgré ces contraintes, des résultats significatifs ont été obtenus à l’aide de la tomographie par émission de positons (TEP), l’une des techniques d’imagerie médicale permettant de visualiser le débit sanguin cérébral. On suspecte ainsi, depuis la fin des années 1990, que le point de départ de la crise migraineuse se situe dans l’hypothalamus et certains groupements de neurones du tronc cérébral. «Ces résultats sont à rapprocher du fait qu’un grand nombre de facteurs déclenchants des crises – le sommeil, l’alimentation, la vie hormonale, l’activité sexuelle ou les facteurs émotionnels – pourraient retentir sur l’activité hypothalamique.» L’imagerie fonctionnelle, parce qu’elle précise le cheminement de la crise migraineuse dans le cerveau, participera probablement à l’élaboration de nouvelles armes thérapeutiques, en particulier en matière de traitement de fond. (reproduit avec la permission écrite de:http://www.frm.org)


