plus marquées et souvent de caractère inflammatoire. Chez l'homme, l'atteinte serait plus tardive, mais l'évolution plus lente.

De quel traitement dispose-t-on ?

Il est double, à la fois ponctuel et à long terme. Si vous souffrez d'arthrose de la main, lors des poussées douloureuses, le médecin prescrira des anti-inflammatoires non-stéroïdiens, comme ceux à base d'ibuprofène, à prendre par voie buccale sur une courte durée, et des applications locales de gels également à base d'anti-inflammatoires. Le repos, ou tout au moins l'absence maximum de surmenage des articulations des doigts, est fortement conseillé. Prudence avec le jardinage et le bricolage, mieux vaut reporter ses activités à des temps meilleurs. De petites attelles -orthèses pour le pouce, ou attelle en forme de tuile ou de bague pour les doigts- permettent de mettre le pouce et/ou les doigts au repos. La chaleur, sous toutes ses formes (mobilisations des doigts en eau chaude, bouillotte, boue, physiothérapie), est aussi extrêmement bénéfique. Enfin, pour calmer une poussée inflammatoire, dans certains cas, une injection de corticoïdes en intra-articulaire peut être prescrite.

La chirurgie en dernier ressort

Au long cours, le traitement des arthroses des doigts repose essentiellement sur des anti-arthrosiques à action lente (AASAL) : diacérhéine, chondroïtine sulfate, insaponifiables d'avocat ou de soja... Administrés sur plusieurs mois, ces médicaments ont une action antalgique retardée mais durable. Utiles aussi : les précautions d'hygiène articulaire. Si vous êtes sujets à l'arthrose, il faudra éviter au maximum tout geste et tout effort excessifs risquant de déformer les doigts. De plus, des séances de rééducation et d'ergothérapie peuvent, bien souvent, prévenir l'enraidissement et la déformation des articulations. Dans certains cas, des aides techniques seront conseillées : pince pour ouvrir les robinets, ciseaux à larges anneaux, couverts modifiés. Des cures thermales peuvent également être prescrites dans les douleurs chroniques, surtout s'il existe d'autres arthroses associées, notamment des membres ou de la colonne vertébrale. Enfin, il faut savoir qu'en règle générale la chirurgie n'intervient que tardivement, lorsqu'il existe une gêne fonctionnelle importante ou pour des motifs esthétiques. Elle peut représenter une solution dans les arthroses douloureuses et invalidantes, quand les traitements médicaux et physiques n'ont pas donné de résultat escompté.
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.lacitevirtuelle.com/)




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