après mise en place de la prothèse. Le chirurgien va se contenter de refaire des surfaces articulaires neuves pour remplacer celles qui sont usées. Il peut se contenter de refaire une partie de ces surfaces (prothèses unicompartimentales, prothèses fémoro-patellaires) ou la totalité de celles-ci (prothèses tricompartimentales).
Si les lésions du genou sont limitées à la partie interne ou à la partie externe de l'articulation on peut se contenter de remplacer seulement les surfaces articulaires de la partie atteinte. Dans ce type de lésion limitée, si le patient est âgé de moins de 70 ans, le chirurgien propose souvent au patient de commencer par redresser la jambe qui s’est déformée progressivement. Cette intervention qui est une "ostéotomie", consiste en une section du tibia que l’on fixe en position corrigée. Il faut cependant attendre ensuite une consolidation suffisante de l’os avant de reprendre la marche sans canne. Cela peut demander de 1 à 3 mois. Le nombre de patients qui ont évité la prothèse grâce à une ostéotomie est de 73% à 5 ans de recul, de 51% à 10 ans, de 39% à 15 ans, et de 30% à 20 ans (Naudie D., Bourne R. et col. 1999)

Dans les autres cas les prothèses unicompartimentales sont une solution intéressante. La prothèse comporte un patin métallique qui est encastré et le plus souvent cimenté, à la place du cartilage du fémur usé et un plateau qui est fixé sur le tibia correspondant. Ce plateau est constitué d’une partie métallique fixée dans l’os et d’une partie en polyéthylène sur laquelle frottera le patin fémoral métallique. Il existe de nombreuses tailles de patins et de plateaux métalliques. Pour chacun de ceux-ci il existe plusieurs épaisseurs de polyéthylène ce qui permet de régler l’axe et la tension des ligaments. L’expérience a montré que le polyéthylène doit avoir une épaisseur minimum de 8mm. Si son épaisseur est plus faible il s’use rapidement et le patient doit être réopéré.
Ce type de prothèse a été utilisé pour la première fois en 1955 par Mac Keever. Elle comporte :

Indications

Les prothèses fémoro-patellaires sont envisageables lorsque l’usure est limitée au cartilage de la rotule et au cartilage du fémur situé derrière la rotule. Dans ces circonstances le chirurgien a le choix entre l’ablation complète de la rotule (patellectomie) qui, contrairement à ce que l’on pourrait croire donne d’assez bon résultats et la mise en place d’une prothèse. L’argument avancé par les partisans des prothèses fémoro-patellaires est que si comme cela est assez probable, l’arthrose continue à évoluer, les résultats de la prothèse tricompartimentale qui devra être mise en place quelques années plus tard seront moins bons en l’absence de rotule. Les dernières statistiques américaines ne confirment pas cette notion. La patellectomie a l’avantage de ne pas exposer aux complications mécaniques des prothèses fémoro-patellaires. Celles-ci ne doivent pas être utilisées s’il existe une déviation latérale du genou (genu varum ou genu valgum).
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.distrimed.com)




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