ostéopathique qui promet le même soulagement sans les désagréments. Est-ce le cas? Il y a quelques années, des chercheurs américains ont voulu comparer l'efficacité des deux techniques. Pour cela, ils ont réuni 178 patients; la moitié traitée par ostéopathie, l'autre par les prescriptions habituelles. Chaque malade devait ensuite noter l'évolution de son état sur une échelle des douleurs et se livrer à une série de tests sophistiqués. Les résultats se résument en une phrase. "On ne trouve statistiquement aucune différence entre les deux groupes". Match nul! Doit-on dès lors renvoyer les deux équipes dos à dos? Pas tout à fait. Car, pour le même résultat, l'ostéopathie tire mieux son épingle du jeu dans la mesure où ses patients ne consomment aucun médicament.

A qui profite le nul?

Finalement le principal mérite de l'ostéopathie serait d'éviter les erreurs de la médecine allopathique et notamment le piège d'une surmédication. Cela rappelle un peu la situation qui prévalait à l'origine des succès de l'homéopathie en Allemagne au XIXe siècle. A l'époque, on s'était aperçu que les patients traités par homéopathie survivaient mieux que les autres aux grandes épidémies de choléra. Etait-ce le mérite des petites pilules? Non! Simplement ils échappaient ainsi aux sangsues et aux saignées qui, dans la médecine traditionnelle, accéléraient encore la déshydratation à l'origine de nombreux trépas.
De la même façon, les manipulations du dos ne sont peut-être pas à la base de la guérison, mais dans bien des cas, elles protègent de tout ce qui pourrait la contrarier.
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.opladis.be)




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