Chitosan: maigres résultats pour le 'fat blocker'
Le chitosan est présenté comme un « aimant antigraisse ». Il réduirait, à l'instar de certains médicaments, l'absorption intestinale des graisses. Son efficacité a fait l'objet d'une évaluation rigoureuse, et si les résultats ne sont pas nuls, ils sont jugés cliniquement insignifiants...Dans le marché juteux des solutions « faciles » pour perdre du poids, le chitosan s’est fait une place au soleil. Le concept est séduisant : cette fibre d’origine marine se fixe aux graisses dans l’intestin, empêchant ainsi leur absorption. Vendu sous des noms évocateurs tels que « fat binder» ou « fat blocker », le chitosan, est obtenu à partir de carapaces de crustacés : la chitine qu’elles renferment (polymère de N-acétyle glucosamine) subit une réaction de déacétylation, ce qui lui conférerait la capacité à se fixer aux lipides chargés négativement. Les publicités affirment qu’elle peut lier 8 à 10 fois son poids en graisse. A la clé, une réduction de l’assimilation des graisses, une diminution du poids et une amélioration du bilan lipidique sanguin.
Données contradictoires
D’après une meta-analyse, la perte de poids engrangée avec le chitosan est, en moyenne, de 3,3 kg de plus qu’avec un placebo (1). Précisons cependant que cette meta-analyse n’est pas basée sur un recensement exhaustif des études sur le sujet, mais porte uniquement sur 5 essais italiens, impliquant au total 386 participants, et qui ont été fournis par le même fabricant et publiés dans le même journal au cours d’une période de 2 ans. D’autres études n’ont pas trouvé d’effet significatif pour le chitosan.Partant du constat d’un manque évident de preuves sur l’intérêt du chitosan, malgré certaines données pertinentes, une équipe de chercheurs néo-zélandais a entrepris ce qui à ce jour constitue la plus grande étude sur le chitosan, avec le plus grand nombre de visites de suivi et de paramètres mesurés lire plus


