d’autres maladies éventuelles, comme par exemple de légers accidents vasculaires cérébraux (AVC). Rappelons que ces examens donnent accès à des images dont la précision est de l’ordre du millimètre, ce qui ne permet pas de visualiser des anomalies au niveau cellulaire.
D'autres examens d'imagerie médicale plus spécialisés (tomographie à émission de positons, scintigraphie) peuvent en revanche permettre de visualiser la circulation de la dopamine, une substance qui fait défaut dans le cerveau des parkinsoniens. Ces examens pourraient avoir leur intérêt dans le diagnostic de la maladie mais ils sont encore réservés au domaine de la recherche et sont loin d’être pratiqués en routine. En l’absence d’outils plus spécifiques, le diagnostic repose donc sur l’examen neurologique du médecin. Un examen soumis à une certaine incertitude : certaines études avancent que même un spécialiste de cette maladie se trompe une fois sur trois lorsqu’il évoque la maladie de Parkinson comme premier diagnostic.

Comment se manifeste-t-elle ?

Le début de la maladie est insidieux, difficilement datable, car la maladie évolue souvent sur plusieurs années. Les premiers signes peuvent ne pas être spécifiques, consistant en une perte globale d’énergie, un changement de posture (buste en avant), un membre engourdi ou une douleur persistant pendant plusieurs mois.
C’est fréquemment l’existence d’un tremblement, le plus souvent aux mains, qui oriente vers la piste d’une maladie de Parkinson. Fréquemment mais pas toujours, car contrairement à une idée reçue, environ 20 % des personnes atteintes ne tremblent pas. Par ailleurs, à l’inverse du tremblement rencontré chez les personnes âgées et qui survient lors de la contraction musculaire, le tremblement parkinsonien survient au repos, alors que les muscles sont relâchés, et cesse dès le début du mouvement. Les autres signes majeurs de la maladie consistent en une rigidité des membres et en une lenteur à l’exécution des mouvements (bradykinésie), voire une privation des mouvements (akinésie). La rigidité va de pair avec une « hyper tonicité » musculaire (contrairement à un muscle sain, un muscle parkinsonien est tendu, c’est-à-dire « hypertonique », lorsqu’il est relâché). Elle peut s’exprimer de manière variée, par des crampes, ou par l’impression d’être ankylosé, notamment au niveau des muscles de la nuque, du dos et des épaules. La lenteur à l’exécution de mouvements est directement liée à l’atteinte des neurones qui contrôlent le mouvement. Elle est précédée d’un retard à l’initiation du geste, c’est-à-dire un temps plus long que la normale entre la volonté de faire un mouvement et le début de son exécution. La lenteur à l’exécution du mouvement (bradykinésie) se manifeste par exemple lorsque la personne doit effectuer des mouvements complexes (lacer ses chaussures, s’habiller, etc.).D’autres signes, tels que des troubles digestifs, génito-urinaires, cutanés, vasculaires, sensoriels ou psychiques peuvent aussi survenir. Ils sont liés à l’atteinte du système nerveux végétatif, qui contrôle l’activité des grandes fonctions vitales. Il n’y a pas habituellement de détérioration intellectuelle.Ces symptômes sont très fluctuants dans le temps et très variables d'un malade à un autre.
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.angcp.be/)




Infoboite est la source plus complète d’information! Aidez-nous à compléter Infoboite. Si vous disposez d’encore davantage d’information, devenez partenaire d’Infoboite et découvrez les avantages !