Sur le plateau de l'Ecran Témoin, le professeur Ylieff (psychologue à la clinique du Sart Tilman) décrivait quatre éléments centraux, quatre phases que devaient affronter la majorité des familles :
- Le sentiment d'impuissance, de révolte, de culpabilité par rapport au malade;
- L'impression pesante d'emprisonnement, de captivité que représente la maladie. Le malade requiert une attention constante ;
- Le deuil "blanc". Ce n'est plus la même personne que l'on a en face de nous. Votre père, votre mère ne vous reconnaît plus. Mais il/elle vit encore...
- L'avenir. Que va-t-on faire? Va-t-on placer la personne malade, la garder encore à la maison?Il s'agit d'une situation qui est particulièrement coûteuse et de gros progrès restent à faire concernant la prise en charge, par la société, de la personne malade et de son entourage.En résumé, vivre avec une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer est très lourd à porter. Il est important de ne pas être seul et de prendre contact avec des associations susceptibles d'aider et conseiller.
Site de la Ligue Alzheimer
Il existe, en Belgique, une Ligue Alzheimer. Vous pouvez trouver leur site en cliquant sur leur site ou sur le site français en cliquant ici.Avertissement !
Encore une fois, des troubles ressemblant très fort à la maladie d'Alzheimer peuvent être tout à fait autre chose ! Certaines infections du cerveau, par exemple, peuvent donner le même tableau clinique. Elles sont pourtant tout à fait réversibles si elles sont bien soignées. Traverser une phase de dépression, de deuil, de difficulté passagère, peut entraîner des troubles ressemblant à un début d'Alzheimer mais n'ayant rien à voir avec cela.L'avis du médecin généraliste, qui connaît bien son patient, ou celui d'un professionnel sont ici aussi très important.
Jérôme Vermeulen, psychologue
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.santementale.be)


