acides gras saturés, polyinsaturés et trans. Ceci est peut-être dû au fait que les acides gras essentiels se trouvent également dans d’autres aliments, notamment certaines huiles végétales. Les rôles respectifs du poisson et des différents lipides de l’alimentation restent donc à préciser.

Un esprit sain…

D’une manière générale, il a été montré à plusieurs reprises qu’une alimentation équilibrée et variée contribuait à prévenir les démences chez les personnes âgées. Une étude prospective récente de Scarmeas et al. menée sur plus de 2000 personnes pendant 4 ans a montré un effet protecteur du régime méditerranéen sur le risque de développer une démence d’Alzheimer. Par rapport aux personnes avec une faible adhésion au régime méditerranéen, celles dont l’adhésion était moyenne avaient 15% de risques en moins de développer une telle démence tandis que celles avec une adhésion forte voyaient ce risque diminuer de 40%. Une autre étude prospective de Requejo et al. a évalué de manière précise la consommation alimentaire de personnes âgées de 65 à 90 ans. Le Mini Mental State Examination (MMSE) était employé pour évaluer leurs capacités cognitives. Les personnes aux capacités cognitives adéquates étaient aussi celles qui consommaient le plus de nourriture en général, le plus de poisson et d’alcool, mais aussi le moins d’aliments du groupe des « occasionnels » de la pyramide alimentaire. En terme de nutriments et micronutriments, les apports en acides gras et cholestérol de ces personnes était adéquats, et ils ingéraient plus de vitamines impliquées dans les fonctions cérébrales, comme les vitamines C et B1, et l’acide folique.

Action en synergie

Une hypothèse pour expliquer le vieillissement cérébral repose sur l’accroissement des radicaux libres qui endommageraient les cellules et diminueraient ainsi la fonction cognitive. Il est donc assez logique que les antioxydants aient été largement étudiés dans ce domaine. Engelhart et al. ont, par exemple, établi un lien entre l’apport alimentaire en vitamines C et E et un moindre risque de maladie d’Alzheimer. Toutefois, le rôle de différents micronutriments ou nutriments diffère d’une étude à l’autre. Globalement, les antioxydants consommés via les aliments semblent exercer un effet protecteur sur la maladie d’Alzheimer et la baisse de la fonction cognitive, alors que les suppléments en antioxydants ne montrent pas d’effets majeurs dans le traitement de ces affections. A côté du rôle des antioxydants, les nutriments sont susceptibles d’intervenir à différents niveaux dans le maintien des fonctions cérébrales. C’est le cas du fer, qui assure l’oxygénation des tissus et participe à la synthèse de neurotransmetteurs. L’iode intervient dans le métabolisme énergétique des cellules cérébrales. L’utilisation du glucose par les cellules requiert de la vitamine B1, tandis que la B6 et la B12 interviennent dans la synthèse de neurotransmetteurs. Quant à la vitamine C, elle est nécessaire en grande quantité dans les terminaisons nerveuses. Une fois de plus, voici un domaine où les apports bénéfiques de chaque facteur nutritionnel pris à part sont encore assez mal compris. Une alimentation variée et équilibrée apparaît comme un facteur préventif de valeur pour lutter contre ces dégénérescences liées à l’âge, tout comme l’absence de tabagisme, un exercice physique régulier et un stress limité.

Par Magali Jacobs

" HEALTH & FOOD " numéro Spécial, Mai 2006
(reproduit avec la permission écrite de:http://healthandfood.be)




Infoboite est la source plus complète d’information! Aidez-nous à compléter Infoboite. Si vous disposez d’encore davantage d’information, devenez partenaire d’Infoboite et découvrez les avantages !