Quelles sont les perspectives thérapeutiques?

Améliorer le circuit dopaminergique
Les récepteurs dopaminergiques du striatum fonctionnent avec d’autres récepteurs, comme ceux de l’adénosine. En trouvant des médicaments pour bloquer ces récepteurs, on peut espérer activer un peu plus les récepteurs dopaminergiques et donc augmenter la production de dopamine par les neurones du locus niger. Après avoir activé le récepteur dopaminergique, la dopamine est recaptée via un « transporteur » par le neurone qui l’a émise. En trouvant des substances capables de bloquer ce transporteur (des substances dérivées de la cocaïne sont efficaces), on permet une augmentation de la concentration de la dopamine. De nouveaux traitements pourraient ainsi être mis au point à partir de découvertes récentes :- l’amantadine, un agent antiviral dont on a découvert par hasard l'action antiparkinsonienne, stimulerait la libération de dopamine dans le cerveau.
- l’ecstasy et plus précisément son agent psychotrope, le MDMA, augmenterait la production de sérotonine, un autre neurotransmetteur.
Lutter contre le déclenchement de la mort cellulaire
La mort cellulaire prématurée des neurones est associée à de nombreuses anomalies biochimiques. Ces anomalies sont autant de pistes différentes dans la recherche de stratégies thérapeutiques capables de prévenir l’apparition de la maladie. Le stress oxydatif, lié au seul fait pour les cellules de « vivre » et donc de consommer de l’oxygène, conduit à l’accumulation de radicaux libres, toxiques pour les cellules. Ce stress pourrait être empêché par des substances « balayeuses » de radicaux libres, qu’il reste à mettre au point. L’augmentation de la production de glutamate dans le cerveau est également toxique pour les neurones. Si la cause de cette sur-activité reste incertaine, on peut penser que la mise au point de substances capables d’inhiber cette sur-activité en éviterait les effets délétères.Enfin, la transformation d’une protéine habituellement soluble, la synucléine alpha, en une protéine insoluble entraîne son accumulation sous forme d’inclusions caractéristiques de la maladie (corps de Lewy). La recherche vise bien sûr à comprendre comment s’opère cette transformation pour trouver les moyens de la contrer.


