- Une thérapie génique, qui consiste à insérer les gènes qui produisent ces facteurs dans des virus qui, tels des chevaux de Troie vont aller jusqu’aux neurones dopaminergiques de la substance noire, a été mise au point par Jacques Mallet du laboratoire CNRS-RhônePoulenc Rorer. Elle a été testée avec succès chez le rat. Mais son application à l’homme se heurte à des problèmes de toxicité et d’expression : les facteurs de croissance en s’exprimant de façon incontrôlée pourraient aussi faire « pousser » les vaisseaux sanguins, ce qui aurait des conséquences désastreuses dans le cerveau. D’autres approches visant à transférer directement des gènes dans le cerveau ou bien à rendre des cellules en culture - celles de la peau par exemple - capables de sécréter la dopamine ou des facteurs de croissance après transplantation ont été envisagées. Mais nombre de risques et de questionnements entourent aujourd’hui la thérapie génique.
- Un transfert direct de micro-capsules biodégradables contenant ces facteurs dans les régions qui en ont précisément besoin est envisagé par l’équipe du Pr Philippe Menei , neurochirurgien au CHU d’Angers. Le repérage se faisant au moyen d’un cadre de stéréotaxie afin de cibler très précisément la zone à infiltrer. Des essais chez la souris et le rat parkinsoniens semblent très prometteurs. Un essai chez l’homme pourrait être entrepris assez vite, la technique ne présentant pas les risques biologiques de la thérapie génique.
Greffer des cellules embryonnaires
La greffe neuronale, pratiquée par Philippe Hantraye au Laboratoire de neurotransmission in vivo CNRS-CEA à Orsay consiste à introduire dans le striatum des cellules nerveuses embryonnaires capables de se différencier en neurones une fois en place. Cette technique permettrait de rétablir la production de dopamine. En 1998, 15 patients ont ainsi été traités et présentaient une amélioration fonctionnelle persistante. Tout comme les symptômes de la maladie de Parkinson n’apparaissent qu’après une disparition très importante de la dopamine dans le cerveau, une très petite élévation du taux de dopamine est suffisante pour faire disparaître les symptômes. Néanmoins, des considérations éthiques importantes limitent le développement de cette technique car pour obtenir des cellules embryonnaires, il faut pouvoir disposer de foetus issus d’avortements…La recherche vise donc à trouver d'autres sources de cellules. Un essai de transplantation de cellules de porc est en cours.(reproduit avec la permission écrite de:http://www.angcp.be/)


