Quels sont les traitements disponibles?

Les traitements médicamenteux
Il existe actuellement trois classes de
substances disponibles : les traitements à base de L-Dopa et les agonistes dopaminergiques :
- Les traitements à base de L-Dopa restent les traitements de référence, même s’il faut attendre deux ou trois mois pour qu’ils révèlent leur pleine efficacité et qu’ils s’accompagnent de nombreux effets secondaires (complications motrices telles que fluctuations de plus en plus importantes de la motricité ou mouvements anormaux incontrôlés, troubles digestifs, troubles psychiques troubles cardio-vasculaires…).
- Ils doivent souvent être complétés par l’administration d’agonistes dopaminergiques.
D'autres types de médicaments sont également utilisés pour traiter la maladie de Parkinson. Certains ont un effet sur l’activité
dopaminergique, d'autres sur la synthèse du glutamate ou bien encore sur un autre système de neurotransmetteur (système cholinergique). Enfin, d’autres molécules inhibent l’action des
enzymes chargées de dégrader la dopamine : il s’agit des IMAO (inhibiteurs de la monoamine oxydase) et des ICOMT (inhibiteurs de la catéchol-o-méthyl-transférase).
Les traitements chirurgicaux
La destruction du noyau ventro-latéral de l’un des deux thalamus (thalamotomie) a été, jusqu’à l’avènement de la L-dopa, un traitement de choix de la maladie. Aujourd’hui, on y recourt essentiellement en cas d’échec
médicamenteux. Au début des années 1990, la
démonstration du rôle joué par le pallidum interne et le
noyau subthalamique dans la maladie a relancé les perspectives de la neurochirugie. Depuis 1992, l’ablation du pallidum interne (pallidotomie) est une intervention relativement fréquente aux Etats-Unis et en Suède. La destruction de structures cérébrales n’étant pas sans risque, la plupart des pays européens lui préfèrent une
autre intervention qui repose sur la stimulation électrique cérébrale profonde. La technique, qui permet d’éviter la destruction des structures cérébrales concernées, consiste à placer une électrode de stimulation à haute fréquence dans la structure cérébrale à inhiber, le thalamus par exemple. Dès 1987, à Grenoble, le professseur Benabid avait en effet établi que la stimulation électrique d’une zone bien précise du thalamus modifiait le tremblement
parkinsonien : une stimulation basse fréquence l’aggravait, une stimulation haute fréquence l’améliorait. Depuis, l’équipe a perfectionné la technique, aboutissant à la mise au point en 1993 de la neurostimulation des noyaux subthalamiques. Cette intervention consiste, après avoir précisément localisé la zone liée aux
tremblements, à y implanter une électrode, sous anesthésie locale. Puis, quelques jours après, sous anesthésie générale, on implante sous une clavicule un stimulateur relié par un prolongateur glissé sous la peau à l’électrode crânienne. Le stimulateur est réglable de l’extérieur et les patients peuvent mener une vie normale. Cette intervention, extrêmement coûteuse (de l’ordre de 7 000 euros) reste encore limitée aux patients pour lesquels les traitements médicamenteux n’ont plus d’effet.