Comment s’occuper d’un enfant porteur de handicap ?

 
Comment s’occuper d’un enfant porteur de handicap ?

A bras-le-corps

L’arrivée d’un petit enfant dans une famille est toujours un événement d’autant plus important que cette venue au monde a été fantasmée, rêvée, anticipée...On prépare la chambre, les habits, en même temps que l’on trace les chemins de l’avenir au nouvel arrivant, en quelque sorte... Ma petite-fille sera danseuse étoile, mon petit-fils joueur de foot, avocat, banquier, top model ou « pas comme nous » dans tous les cas : toujours mieux ! Et puis voilà l’annonce de la surprise qu’on n’attendait pas lorsque l’annonce se fait dès la naissance ; et puis voilà la surprise en cours de vie qui vient casser les rêves qu’on s’était forgés et peut-être même déjà empressés de mettre en place. La découverte, l’arrivée du handicap, on s’en doutera aisément, ne va jamais sans mal ni souffrances. C’est humain, logique et, quelque part, normal. Il faut le savoir et faire le deuil de tout ce qui, à partir de là, devient chimères, souvenirs d’un temps à jamais révolu. Justement non. Le « à jamais révolu » est à bannir, car les bons moments passés ensemble, comme tous les moments passés ensemble, forgent les personnalités des uns et des autres et sont là pour qu’en s’y reposant on avance, ensemble, sur le chemin de la vie. Pas question donc de changer d’attitude : pas question de devenir des grands-parents différents parce que le petit-fils ou la petite-fille seraient devenus « différents ». Bien sûr, cela est plus facile à écrire qu’à faire ; d’autant plus que les grands-parents vont avoir à gérer leur propre souffrance, celle de leurs petits-enfants… mais aussi celle de leur fils ou fille dont les rêves pareillement s’évanouissent. C’est une remise en question généralisée de la famille qu’il s’agit de prendre à bras-le-corps.

Ne pas hésiter à faire appel à l’aide

A ce stade des premiers mois de l’annonce, de ce choc qui est un électrochoc, les grands-parents, s’ils ont bien pris cette place de sages au sein du noyau familial, ont la responsabilité d’aider tout le monde à prendre de la distance –ici, l’expérience vitale est une clé qui ouvre bien des portes et des cœurs- en même temps qu’ils ont le devoir de s’occuper d’eux-mêmes. D’abord ne pas culpabiliser ; ne pas projeter des conflits plus ou moins latents sur la problématique (« si tu n’avais pas épousé un tel », « si tu nous avais écouté », etc.) ; ne pas s’isoler dans le silence ou le déni psychologique qui consiste à ne rien vouloir savoir de quelque chose qui pourtant existe bel et bien : une nouvelle vie commence même, si je le répète, elle ne commence pas de rien. Ici, l’aide d’un spécialiste de l’écoute peut être d’une grande utilité et il n’y a pas de honte à y faire appel, que du contraire ! Une thérapie familiale –idéalement d’inspiration systémique- peut s’avérer plus que salutaire pour remettre tout cela qui vient de s’écrouler, lire plus




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