Le luminol éclaire les enquêtes policières 

Canada 

Si les voyages dans le temps étaient possibles, Sherlock Holmes se retrouverait peut-être à collaborer avec les gens du laboratoire de Sciences judiciaires et de Médecine légale du Ministère de la Sécurité Publique.

En quête d'une trace de sang, la loupe du pauvre Sherlock inspecterait le moindre détail de la moquette sans succès. Les spécialistes d'aujourd'hui riraient dans leur barbe: pour révéler la plus infime présence d'hémoglobine, il leur suffirait de vaporiser un peu d'une substance appelée luminol sur la zone suspecte. Dans l'obscurité, même les taches les plus pâles prendraient une teinte bleue fluorescent.

Le luminol, alias 3 aminophthalhydrazine, possède en effet cette propriété de devenir fluorescent lorsqu'il est oxydé par un composant en milieu alcalin. C'est ainsi qu'Albrecht, en 1928 - à la suite de résultats obtenus 25 ans auparavant - remarqua que le sang oxydait le luminol en présence d'eau oxygénée. Les premières expériences menées en vue d'application en sciences judiciaires furent effectuées en 1937 par Specht, qui testa différents supports - comme de la pelouse, des briques ou des dalles de pierre souillées de sang.

Le vendredi, 20 novembre, à 19h30, au Café Électronique de Montréal, vous pourrez assister à une démonstration en direct de ce principe. Dans le cadre de la soirée « Police Scientifique » organisée par le Festival Téléscience, Léo Lavergne, spécialiste en génétique moléculaire, expliquera pendant plus d'une heure ses activités au sein du laboratoire de Sciences judiciaires et de Médecine légale et répondra aux questions du public. Il effectuera ensuite une démonstration en direct des effets du luminol.

La conférence sera précédée de la diffusion du documentaire canadien « Aux frontières de l'inaccessible », un profil d'un entomologiste, d'un odontologiste (spécialiste en morsures de dents) et d'un généticien.
 

Benjamin Benita 


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