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La forêt, source d'inquiétude 

Québec 

«Plus les gens sont proches de la forêt, plus ils sont conscients des problèmes qui lui sont associés», selon les résultats préliminaires d'une étude dirigée par Luc Bouthillier. L'ingénieur forestier et professeur de la Faculté de foresterie et de géomatique, à l'Université Laval, a annoncé ces résultats lors d'un atelier de discussion sur l'avenir de la forêt boréale, tenu à Québec dans le cadre du Sommet mondial de la nordicité.

Le chercheur a réalisé son étude à La Tuque, considérée comme une communauté dépendante de la forêt, avec plus de 35% de revenus tirés de cette ressource naturelle. Un sondage a été envoyé par la poste à un ménage sur six. Sur près de 500 répondants, 60% sont inquiets de l'avenir de la forêt. «Les gens ont l'intuition qu'on va manquer de bois, que l'effort de reboisement n'est pas efficace et qu'on ne reboise pas assez», explique le chercheur.

Le taux d'inquiétude augmente à près de 70% lorsque sont rassemblés les répondants directement associés au secteur forestier, c'est-à-dire ceux qui tirent leur revenu principal de la forêt ou dont un membre de leur famille y travaille.

Les répondants ont d'énormes attentes. Ils veulent voir changer les méthodes d'aménagement forestier. Pour enclencher ces changements, ils font majoritairement confiance au gouvernement provincial et à l'industrie. Mais pour 45% d'entre eux, il est aussi important que la municipalité régionale de comté soit associée dans les décisions relatives à l'aménagement forestier de leur région.

L'analyse des résultats ne fait que commencer. D'autres villes font aussi l'objet d'un pareil sondage : Gérardville au Lac-St-Jean, Amos en Abitibi, Lac-au-Saumon dans la vallée de la Matapédia.  

Caroline Julien 


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