longue et hautement contagieuse. Depuis que les couvertures vaccinales sont élevées, cette maladie affecte essentiellement les
nourrissons trop jeunes pour être vaccinées ainsi que les
adolescents qui ont perdu la protection conférée par le vaccin ou la maladie.La durée d'incubation est de 10 jours et la contagiosité dure jusqu'à trois semaines après le début des signes si aucun traitement antibiotique n'est entrepris.Le diagnostic clinique repose sur la persistance d'une toux, surtout si elle est spasmodique et à prédominance nocturne et qu'elle s'accompagne de toux dans l'entourage du cas.
Face à un cas, la
précocité du diagnostic et de la prise en charge est essentielle pour limiter la transmission.
- L'hospitalisation est recommandée pour les moins de 3 mois.
- A la maison, il faut éviter le contact avec les nourrissons non ou insuffisamment protégés.
- Il faut prévoir une éviction du cas de la collectivité d'enfant, un retour ne pouvant être autorisé qu'après 5 jours de traitement par antibiotique.
Le clinicien demandera au patient ou aux parents d'un enfant malade d'aviser de la maladie le plus rapidement possible leur entourage familial, social ou professionnel.Dans l'entourage familial du malade, il est recommandé au médecin traitant de prescrire une
antibioprophylaxie notamment aux enfants non ou mal vaccinés, aux adolescents ayant reçu moins de 5 doses et aux parents de nourrissons ou d'enfants non ou mal vaccinésDevant des cas groupés (2 cas suffisent dans un même lieu géographique), il faut informer le médecin inspecteur de
santé publique. Des mesures préventives sont à mettre en oeuvre notamment une antibioprophylaxie chez les sujets à haut risque.Selon le BEH 07/2006 Lors de la survenue d'un ou plusieurs cas de coqueluche, il est recommandé de vacciner un adulte répondant aux indications du vaccin coquelucheux acellulaire avec un vaccin dTCaPolio, même s'il a reçu un
vaccin contre la diphtérie et le tétanos, un vaccin contre le tétanos et la poliomyélite ou un vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite depuis moins de dix ans, et de réduire ainsi, dans ce cas, le délai de 10 ans à seulement 2 ans entre deux rappels [Lire]