A savoir
Les accidents électriques sont susceptibles d'entraîner des troubles du rythme (sur le moment ou plus tardivement) ; les dégâts causés par le passage du courant électrique sont profonds et d'étendue plus grave que les lésions externes visibles.Les brûlures par feu s'accompagnent souvent d'une inhalation de fumées.
Victimes soumises à une explosion
Le trouble
Une explosion s'accompagne d'une augmentation de pression et d'une onde de choc dangereuse pour les victimes qui y sont soumises. Les atteintes peuvent être :- thoracique: détresse ventilatoire, toux sanglante, pneumothorax
- abdominale: rupture d'organe avec risque d'hémorragie, d'infection
- crânio-faciale : rupture de tympan, perturbation de la conscience...
Il ne faut pas se fier au bon état apparent de la victime mais, devant tout signe d'atteinte auditive,
penser qu'il existe d'autres atteintes possibles liées à l'explosion. On nomme souvent cette complication avec le terme anglais de blast.
Bilan
- circonstances, puissance de l' explosion (dégâts matériels)
- localisation de la victime par rapport au lieu où s' est produite la détonation (dans la pièce, dans la zone de dégâts matériels...)
- bilan vital immédiat
- lésions présentées et signes décrits
- antécédents éventuels et traitement
Conduite à tenir
Toute victime qui se trouvait très près du lieu de l'explosion ou qui présente des signes anormaux, en particulier auditifs, doit être considérée comme « suspecte ». Qu'elle présente ou non des lésions, elle doit être mise au repos dans un local où un médecin pourra l' examiner. Il faut surveiller constamment ces victimes pour déceler tout début d'aggravation.A savoir
- L'apparition secondaire de troubles peut être évitée grâce au repos.
- Les victimes qui présentent une atteinte tympanique doivent être admises pour surveillance en milieu hospitalier car la décompensation secondaire peut se produire plus de 24 heures après l' explosion...
- En cas d'attentat, il faut prendre en compte les répercussions psychologiques des victimes (blessées ou non) et des sauveteurs pour prévenir une décompensation psychiatrique secondaire.
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.infirmiers.com)


