Transmission du bilan et rédaction de la fiche d'intervention
La voie téléphonique est le mode de transmission le plus confortable pour l'appelant comme pour le coordinateur car c'est un mode de communication discret qui facilite l'échange des informations. A défaut, on peut utiliser le réseau radiophonique mais il impose une rigueur de transmission et peut se révéler gênant lorsque la liaison est de mauvaise qualité ou que le bilan nécessite une certaine discrétion.Le bilan adressé à la coordination comprend normalement, dans l'ordre suivant :
- la présentation de l'équipe avec l'adresse d'intervention
- les circonstances de l'appel (malaise, accident. ..)
- la nature de la plainte, de la détresse ou des lésions principales
- le bilan des fonctions vitales: nerveuse, respiratoire et circulatoire
- la transmission de données complémentaires utiles (reste de l'examen de la victime, premiers gestes effectués, évolution. ..) .
Surveillance et mise en condition
Les premières mesures prises permettent d'améliorer ou de stabiliser l'état de la victime. Mais le rôle du secouriste n'est pas terminé: il doit vérifier que sa victime ne s'aggrave pas secondairement et terminer sa mise en condition en vue du transport lorsque celui-ci a été décidé.La surveillance est une étape importante qui consiste à répéter l'examen de la victime à intervalles réguliers (grandes fonctions vitales, plainte formulée...). Elle permet de juger de l'efficacité des gestes entrepris et de les adapter si besoin :- pendant une ventilation artificielle: vérifier l'efficacité des insufflations, l'absence de fuite, surveiller l'évolution de la coloration cutanée, guetter la reprise d'une ventilation autonome efficace, compléter la libération des voies aériennes...
- lors d'un MCE : faire contrôler le pouls carotidien qui doit être perceptible au moment du massage, surveiller la coloration cutanée, l'évolution des pupilles, vérifier toutes les 2 minutes que le coeur n'est pas reparti en prenant le pouls pendant une brève pause du massage. ..
- On doit aussi surveiller les pansements, le matériel d'immobilisation, l'évolution de la douleur, contrôler l'absence d'atteinte circulatoire au niveau du membre immobilisé, de reprise d'une hémorragie...
La mise en condition finale comporte, lorsque ces gestes n'ont pas encore été effectués :
- l'installation de la victime dans une position d'attente confortable et adaptée aux signes présentés
- la protection thermique évitant le refroidissement du corps ( drap, couverture isothermique. ..)
- la prise en charge psychologique de la victime (lui parler, la rassurer)...
Notion de gravité : Le degré d'urgence
Lorsqu'un accident fait plusieurs victimes, le nombre de sauveteurs peut être insuffisant, au moins temporairement. Il faut savoir, dans ce cas, examiner rapidement chacune des victimes pour évaluer leur gravité et non pas s'arrêter à la première victime trouvée, même si son état est apparemment grave. Ce bilan sommaire permet de décider en toute conscience quelles sont les victimes qui doivent recevoir des soins urgents et celles qui, au contraire, pourront attendre.On peut classe les victimes en deux grandes catégories :
- les urgences absolues (UA) regroupent les blessés dont la vie est immédiatement menacée par une détresse et qui nécessitent des soins constants pour assurer leur survie: troubles importants de la conscience, hémorragie grave, détresse ventilatoire, défaillance circulatoire. ..
- les urgences relatives (UR) sont représentées par les autres types de victimes, celles dont les lésions peuvent être stabilisées par des gestes simples de secourisme: plaies et atteintes de l'appareil locomoteur non compliquées, détresse psychologique. ..
Remarque : les UA se subdivisent en deux sous-groupes, extrêmes urgences (EU) et premières urgences (Ut) qui correspondent à la classification brigade très graves et graves ; les UR comprennent les deuxièmes et troisièmes urgences (U2 et U3) correspondant à sérieux et légers ; lors d'accidents collectifs, il peut aussi y avoir des impliqués, personnes concernées par l'événement mais qui ne nécessitent pas de prise en charge secouriste ou médicale.
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