Compression et le garrot

Compression
- Appuyer directement sur l’endroit qui saigne avec les doigts ou la paume de la main.Cette technique est facile et rapide ; elle suffit dans la plupart des cas pour arrêter le saignement en comprimant les vaisseaux qui saignent.
- Si le sauveteur doit se libérer il remplacera la compression manuelle par un tampon de tissu ou de papier (mouchoir plié, par exemple) maintenu en place par un lien large.La mise en place de ce tampon relais (fig. 11) doit observer les principes suivants :
- le tissu mis à la place doit être propre et recouvrir complètement la plaie qui saigne ;
- la substitution de la compression manuelle par le tampon relais doit être la plus rapide possible ;
- le lien large doit recouvrir complètement le tampon et être assez long pour faire au moins 2 tours ;
- le lien doit être suffisamment serré pour garder une pression suffisante sur l’endroit qui saigne et éviter que le saignement reprenne.
Dans tous les cas, la compression de la plaie qui saigne doit être maintenue jusqu’à l’arrivée des secours, si nécessaire en recherchant la coopération d’une autre personne ou de la victime.
Lorsque le saignement siège à une extrémité de membre, élever cette extrémité au-dessus du niveau du cœur contribue à mieux arrêter le saignement.
Le Garrot
Le Garrot est utilisé à la place d’un point de compression du bras ou de la cuisse :- impossible à réaliser du fait de la position de la victime,
- inefficace, le sang continue de couler,
- qui ne peut être maintenu par un sauveteur isolé qui doit donner l’alerte ou qui doit s’occuper d’une autre victime grave.
- au membre inférieur, sur la cuisse, entre la plaie et l’aine ;
- au membre supérieur, sur le bras, entre la plaie et l’aisselle.
Le garrot doit rester toujours visible : ne pas le recouvrir.L’heure de pose du garrot doit être relevée et toujours marquée de façon claire et visible sur la victime (heures : de 0 à 23 puis minutes, exemple:17h30).
Une fois posé, le garrot ne doit jamais être desserré. Seul un médecin est autorisé à l’enlever.


