Les éléments du bilan

 
Les éléments du bilanL'abord d'une victime n'est pas une technique stéréotypée : tout dépend des circonstances de l'accident (risque de suraccident ?), du nombre de victimes (laquelle est la plus grave ?), des difficultés d'accès éventuelles (incarcération, zone toxique. ..).Avant d'envisager le déroulement pratique du bilan, il faut commencer par préciser les éléments de base qui vont permettre d'analyser la situation.

Les circonstances

En cas de maladie : rechercher le mode d'apparition des signes (à l'occasion d'un effort, d'une émotion, au cours du repas, au repos...), l'existence d'épisodes identiques (antécédents)...En cas de traumatisme : préciser le type de l'accident (véhicule, chute...), la violence (vitesse, hauteur. ..), le mécanisme ( coup direct, écrasement, torsion. ..) et la localisation du traumatisme.En cas d'intoxication : quel est le mode d'entrée du toxique dans l'organisme (avalé, respiré, par piqûre...) ? s'agit-il d'un geste volontaire, d'un accident ?.En cas de grossesse : âge de la grossesse, circonstance déclenchante éventuelle des contractions (perte des eaux, infection, terme normal...), antécédents obstétricaux de la patiente...

Le trouble principal

En cas de maladie : plainte du malade, signe présenté ( douleur, difficulté respiratoire, paralysie. ..), évolution des signes
En cas de traumatisme : plaies, hémorragie, suspicion d' atteinte du squelette. ..
En cas d'intoxication : nature du toxique, dose...
En cas de grossesse : fréquence et durée des contractions, perte de eaux, hémorragie, envie de pousser...

 L'état des fonctions vitales

  • Bilan neurologique

Conscience, inconscience : un patient est conscient s'il répond aux questions ou exécute des ordres simples (ouvrir ou fermer les yeux, bouger les doigts). En cas d'inconscience, sur avis médical, on peut rechercher la réactivité à la douleur en pinçant la face interne du bras, ce qui donne une notion de la profondeur du trouble (coma réactif ou aréactif).
Autres perturbations de la conscience et du comportement : somnolence (la victime se réveille dès qu' on la stimule verbalement puis retombe dans un état d' indifférence, d' inertie ), désorientation temporo-spatiale (la victime ne sait plus où elle se trouve, quelle heure il est...), amnésie des événements récents (elle ne garde aucun souvenir de l'accident, des minutes qui l'ont précédé), obnubilation (la victime ne cesse de répéter la même phrase, de poser la même question), agitation...Examen des pupilles : particulièrement intéressant lors d'un traumatisme crânien et dans toutes les détresses qui s' accompagnent de perturbations nerveuses, son interprétation en cas d' anomalie est de la seule compétence du médecin; il consiste à évaluer trois critères différents :
    • leur taille : le diamètre peut être normal, c'est à dire plus ou moins grand en fonction de la luminosité ambiante (pupilles « intermédiaires » ), très petit (pupilles serrées, en myosis) ou au contraire très grand (pupilles dilatées, en mydriase)
    • leur symétrie : les pupilles sont normalement de taille identique à droite comme à gauche (pupilles symétriques) mais on peut aussi voir, dans les mêmes conditions d'éclairage, une pupille plus dilatée d'un côté que de l'autre ;
    • leur réactivité à la lumière : normalement, les muscles de la pupille se contractent lorsque l'oil reçoit une lumière plus forte que la lumière ambiante (ou inversement) : pupilles réactives ou aréactives.
Atteintes de la motricité et de la sensibilité, à rechercher systématiquement chez toute victime consciente qui a subit un traumatisme des membres, du rachis ou du crâne. Il faut pour cela examiner la motricité musculaire (en demandant à la victime de bouger les doigts, les orteils) et la sensibilité cutanée ( en pinçant légèrement la face dorsale de la main ou du pied de la victime qui doit signaler si elle perçoit ce toucher). L'incapacité complète de contracter un muscle s'appelle une paralysie ; l'absence de sensation est nommée insensibilité ou anesthésie.Les troubles moteurs peuvent affecter les membres du même côté (hémiplégie) ou les muscles d'un côté du visage, (paralysie faciale) lors d'une atteinte du système nerveux central. En cas de paralysie des deux membres lire plus




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