Les grandes fonctions vitales

La fonction circulatoire
Description
L' appareil circulatoire est un ensemble complexe de tuyaux (les vaisseaux sanguins) qui parcourent l' ensemble de l' organisme. Ils sont chargés de véhiculer le sang qui transporte tout ce qui est nécessaire à la vie des cellules: aliments, oxygène... La circulation du sang est assurée en permanence par une pompe: le cour.Pour comprendre la fonction de cet appareil, il faut suivre le trajet d'un globule rouge, cellule du sang spécialisée dans le transport des gaz respiratoires. Le globule rouge se charge en oxygène (02) au niveau des vaisseaux sanguins qui tapissent les alvéoles pulmonaires (cf. 2.2). Il est conduit au cour par un vaisseau puis, à l'occasion d'une contraction du muscle cardiaque, est chassé brutalement dans les artères qui amènent le sang sous haute pression dans toutes les parties du corps. Arrivé dans un organe, il cède son oxygène aux cellules de celui-ci et il se charge de dioxyde de carbone (CO2), déchet gazeux rejeté par la respiration des cellules avant de rejoindre le cour en parcourant des veines où le sang circule à basse pression. Du cour, il est renvoyé vers les poumons où il se débarrasse du déchet respiratoire qu'il transporte avant de se charger à nouveau en oxygène pour un nouveau cycle. Il lui faut en moyenne trente secondes pour effectuer son périple.L' ébranlement causé par la contraction cardiaque peut être perçu au niveau des artères : c'est le pouls . Il est facilement perceptible sur le trajet des grosses artères: au niveau du cou (pouls carotidien), à la racine des cuisses (pouls fémoral}. Dans les conditions normales, on peut aussi le percevoir sur des vaisseaux plus éloignés du cour : au poignet, dans l' axe du pouce (pouls radial}, sur l' artère du dos du pied (pouls pédieux). Chez le nouveau-né et le nourrisson, le pouls doit être pris à la face interne du bras (pouls huméral).Le sang qui circule sous la peau est responsable de la coloration et de la température de celle-ci. La qualité de la circulation s'apprécie aux extrémités c'est à dire aux endroits où les artères terminent leur trajet : ongles des doigts, des orteils, lobes des oreilles...La coloration est également bien visible au niveau des muqueuses, revêtement humide qui tapisse les orifices: intérieur des lèvres, face interne des paupières (conjonctives).
Valeurs normales
Au repos, le cour bat régulièrement avec une fréquence moyenne de 60 à 80 battements par minute chez l'adulte. La fréquence est plus rapide chez l'enfant à la naissance (140 batt./min.) puis diminue progressivement au cours de l' enfance. Le cour s'accélère normalement lorsque l'organisme a besoin de plus d'oxygène : effort, fièvre, digestion... A l'inverse, il se ralentit pendant le sommeil, lorsque la température du corps diminue, ou sous l'effet de l'entraînement sportif. L'amplitude du pouls est habituellement « bien frappé » et perceptible sur le trajet de toutes les artères ; son rythme est normalement régulier mais la fréquence peut être légèrement modifiée par les mouvements ventilatoires.La pression qui règne dans les artères de la grande circulation peut être évaluée grâce à un brassard à tension artérielle ; le premier chiffre correspond à la pression contemporaine de la contraction cardiaque, le second à la pression qui règne au repos dans les artères. Une tension artérielle à 12/8 correspond à une pression maxima de 12 centimètres de mercure et une minima de 8 cm. Ce sont des chiffres moyens chez l' adulte. Elle augmente naturellement ( comme la fréquence cardiaque) au cours d'un effort, à l'occasion d'un stress... Elle peut rester élevée dans une maladie appelée hypertension artérielle (HTA).
Valeurs anormales
On parle de détresse circulatoire lorsque l' atteinte empêche l' oxygénation normale des cellules. Selon l' origine du trouble, la fréquence peut être anormalement basse (inférieure à 50 battements par minute chez l'adulte) ou élevée (fréquence chez l'adulte supérieure à 100 batt./min.) ; le rythme du pouls peut aussi être très irrégulier.L' amplitude du pouls peut diminuer (pouls « mal frappé » ou « filant » ) en cas de faiblesse du muscle cardiaque ou d'un remplissage insuffisant du cour ou des vaisseaux sanguins. Le pouls radial peut devenir « imprenable » alors que le pouls carotidien est encore perçu. Cette incapacité de perfuser correctement les territoires périphériques s'appelle le collapsus.
Si la circulation est de mauvaise qualité, une pâleur peut apparaître par endroits ; elle est d' abord visible au niveau des lèvres, des ongles. La stagnation du sang dans le réseau veineux conduit à donner à la peau l'aspect du marbre avec ses traînées bleutées : ces marbrures sont le plus souvent visibles sur le ventre, les cuisses. Dans le même temps, la peau se refroidit.
La pâleur prononcée des conjonctives doit faire évoquer une perte anormale de globules rouges ou de leur contenu : hémorragie importante, anémie (maladie caractérisée par la diminution anormale du pigment rouge qui transporte l'oxygène, l'hémoglobine).
La foction respiratore
Description
L'appareil respiratoire a pour fonction d'assurer les échanges gazeux entre l'air extérieur et le sang. L' air est transporté dans un système de tuyauteries, les voies respiratoires ( ou voies aériennes), jusqu' à des poches où se produisent les échanges gazeux, les alvéoles pulmonaires.Le nez (narines) et la bouche sont les orifices respiratoires naturels (mais il faut savoir qu'un nouveau- né ne sait respirer que par le nez). L'air inspiré emprunte ensuite le pharynx (fond de la gorge) avant de passer dans le conduit respiratoire situé au niveau du cou (larynx, où se trouvent les cordes vocales et trachée). La trachée se divise en deux grosses bronches amenant chacune dans un poumon différent (droit et gauche) ; puis chaque bronche se ramifie à son tour comme les branches d'un arbre pour déboucher dans de petits sacs élastiques: les alvéoles pulmonaires qui sont tapissées par de fins vaisseaux sanguins.Le réflexe de déglutition empêche les aliments ( ou la salive) de passer dans les voies respiratoires. En cas de pénétration accidentelle (poussière, sécrétion anormale, fausse-route alimentaire. ..), un autre réflexe, la toux, cherche à éliminer le corps étranger.Les muscles respiratoires assurent la ventilation de l'air à l'intérieur des poumons comme dans un soufflet. Le muscle le plus important est le diaphragme, grand muscle plat qui sépare le thorax de l'abdomen. Lorsqu'il se contracte, il agit comme un piston qui s'abaisse, attirant l'air vers l'intérieur et gonflant les alvéoles ; c'est l'inspiration. Lorsqu'il se décontracte, il reprend passivement sa forme première, chassant l'air des alvéoles: c'est l'expiration. Au repos, les mouvements respiratoires sont souvent plus faciles à voir au niveau de l' abdomen, partie souple entraînée par les mouvements du diaphragme, qu' au niveau du thorax, partie rigide.Inspiration et expiration forment ce que l'on appelle la ventilation : c'est la partie visible, mécanique, de la fonction respiratoire. On emploie aussi très souvent le mot respiration pour parler des mouvements ventilatoires (ou respiratoires). lire plus


