Les troubles du système nerveux: perte de connaissance brève et prolongée

 
Les troubles du système nerveux: perte de connaissance brève et prolongée

Perte de connaissance brève

Le trouble

Lors d'une forte émotion, d'une douleur vive, la réaction des centres nerveux peut être exagérée ce qui crée pendant quelques secondes une diminution du rythme cardiaque et une baisse de la circulation cérébrale: cette perte de connaissance, appelée lipothymie ou malaise vagal ( du nom du nerf qui fait diminuer la fréquence cardiaque: le vague ), est toujours de courte durée.La personne se sent mal, pâlit, avec parfois des sueurs, puis tombe (vulgairement : « dans les pommes » ) .Le pouls peut être ralenti ou un peu moins bien frappé au début mais la conscience n' est que faiblement perturbée, la victime restant capable de répondre aux stimulations et reprenant connaissance rapidement.

Bilan

  • circonstance du malaise (émotion, douleur...)
  • signes présentés (bilan vital) et évolution
  • traitement habituel, antécédents

Conduite à tenir

Le malaise est en général sans gravité: il suffit de l'allonger à plat (ce qui favorise la circulation cérébrale) pour que la personne revienne à elle et récupère peu à peu. Il est toujours possible d'oxygéner la victime, de lui donner à boire une boisson sucrée (dès qu'elle est éveillée).Si on a un doute sur l'origine du malaise, il faut demander un avis médical.

A savoir

D'autres causes de perte de connaissances brève existent, moins banals :
  • anomalie de la circulation intracérébrale (insuffisance vasculaire cérébrale, AVC)
  • perte de connaissance initiale lors d'un traumatisme crânien
  • troubles du rythme cardiaque (syncope).

Perte de connaissance prolongée

Le trouble

Une inconscience de longue durée (au delà de quelques minutes) porte le nom de coma. Il en existe de nombreuses cause:
  • un traumatisme crânien, qui peut être d'emblée responsable d'une perte de connaissance prolongée, ou qui se complique d'un coma secondaire
  • une hypoglycémie, qui est la diminution du sucre transporté dans le sang, seule nourriture des cellules nerveuses ; ce trouble s'accompagne souvent d'une pâleur et de sueurs (cf. Malaises)
  • une dette en oxygène ( détresse ventilatoire, circulatoire, accident vasculaire cérébral. ..)
  • une intoxication (par action directe du toxique sur les centres nerveux ou par l'intermédiaire d'une détresse respiratoire)
  • une température corporelle anormalement élevée (hyperthermie) ou basse (hypothermie),
  • une infection grave comme la méningite. ..
En fonction de l'origine du trouble, le coma peut être plus ou moins profond, plus ou moins grave. Il peut être isolé, sans atteinte importante des autres grandes fonctions vitales, ou s'associer à des perturbations plus ou moins graves de celles-ci.
Pour connaître la profondeur de la perte de conscience, on peut tester la réactivité à la douleur en pinçant la face interne d'un bras :
  • si la victime montre des signes d'éveil en écartant la main qui lui fait mal, en se dérobant à la douleur , c'est que la perte de connaissance est superficielle
  • si elle réagit plus faiblement en bougeant de façon moins adaptée, en faisant une grimace ou en émettant un simple grognement, le coma est plus profond mais reste « réactif»
  • en l'absence lire plus




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