Assistance médicale à la procréation (AMP)

 
Assistance médicale à la procréation (AMP)

Quelles sont les techniques de l’assistance médicale à la procréation ?

Plusieurs techniques peuvent être utilisées en fonction du diagnostic d’infertilité posé. Leur point commun est d’avoir pour but de favoriser la rencontre des spermatozoïdes et des ovocytes en vue d’une fécondation. Le choix de l’une ou l’autre dépend de la quantité de spermatozoïdes fonctionnels et mobiles utilisables ou de la nature de leurs lésions, ainsi que de la perméabilité des voies génitales féminines. En outre, leur lourdeur, leurs risques et leur coût respectifs constituent également des critères d’orientation (voir annexe : nombre de tentatives d'AMP et ventilation suivant les techniques de l'année).

L’Insémination artificielle (IA) : la technique de premier recours

Cette technique consiste à déposer des spermatozoïdes à l’intérieur des voies génitales féminines (col de l’utérus ou cavité utérine). Elle est indiquée en cas, chez l’homme, de troubles de l’éjaculation ou d’obligation de recourir à la congélation de sperme en raison de traitements stérilisants, ou encore en cas, chez la femme, de stérilité cervicale, c’est-à-dire de glaire cervicale non fonctionnelle. Elle peut être réalisée avec sperme de conjoint (IAC) ou avec sperme de donneur (IAD).Technique la plus ancienne (dès le XIXe siècle, la littérature recense plusieurs cas de femmes inséminées avec succès à l’aide d’une seringue, et la première expérience animale, attribuée au moine italien Lazzaro Spallanzani, remonte à la fin du XVIIIe siècle), l’insémination artificielle constitue le premier recours de l’assistance médicale à la procréation. Simple et indolore, elle présente l’avantage de pouvoir être répétée d’un cycle à l’autre, sans hospitalisation ni arrêt de travail. Ses résultats varient en fonction de l’indication, de 7 % à 15 % de grossesses débutantes par cycle d’insémination réalisé, ainsi que d’autres facteurs associés à l’infertilité féminine : essentiellement l’âge et le vieillissement ovarien.

La Fécondation in vitro (FIV) : une réponse de choix à l’hypofertilité féminine et masculine

Les premiers essais de Fécondation in vitro furent réalisés sur des femmes dont les trompes étaient obturées. Un ovocyte fut prélevé directement dans l’ovaire et fécondé avec des spermatozoïdes. La fécondation eut donc lieu « in vitro » (d’où l’expression-choc lancée alors de « bébés-éprouvettes »). L’embryon obtenu fut ensuite transféré dans l’utérus.
C’est en 1982 que naît le premier bébé français de cette technique (équipe Testart, Frydman, Papiernik, hôpital Antoine Béclère, Clamart). La FIV consiste donc aujourd’hui à mettre en présence, dans un milieu favorable à leur survie, des spermatozoïdes et des ovocytes en vue d’obtenir une fécondation et le développement d’embryons en dehors de l’organisme (voir schéma). Elle est utilisée en cas d’obturation, généralement post-infectieuse, des voies génitales de la femme (obturation à l’origine de pathologies entraînant une stérilité totale ou partielle), ou encore en cas de pathologies des gamètes féminins (comme l’endométriose), entraînant des perturbations de l’ovulation. Elle constitue également une voie de recours si la quantité de spermatozoïdes fonctionnels mobiles est insuffisante ou en cas de présence de lésions pouvant empêcher la fécondation ou la remontée dans les voies génitales. Elle peut être réalisée avec gamètes du couple (FIVC) ou avec don de sperme ou d’ovocytes (FIVD).Technique actuellement éprouvée, la Fécondation in vitro a constitué une avancée décisive pour l’assistance médicale à la procréation. Les chances de fécondation en sont renforcées par lire plus




Infoboite est la source plus complète d’information! Aidez-nous à compléter Infoboite. Si vous disposez d’encore davantage d’information, devenez partenaire d’Infoboite et découvrez les avantages !