Atteint de l'hépatite C

Brève description
L’hépatite C est une maladie du foie qui est due à un virus à ARN de la famille des
Flaviviridés. Ce virus a été identifié en 1989 et appelé virus C. Avant son identification, les hépatites à virus C étaient appelées non-A non-B. Depuis 1990, beaucoup de progrès dans la connaissance de cette maladie ont été réalisés. On connaît mieux son histoire naturelle, c’est-à-dire son évolution dans le temps et ses complications, ses modes de transmission et les facteurs de risque de
contamination. On sait en faire le
diagnostic précis par des analyses de biologie et de virologie réalisées sur un prélèvement sanguin. Enfin, le traitement a beaucoup évolué depuis 10 ans. En effet, aujourd’hui 60 % des personnes atteintes peuvent guérir complètement contre 6 % il y a une dizaine d’années.
Facteurs de risque
Le
virus de l’hépatite C se transmet principalement par voie sanguine. Les deux principaux modes de contamination sont la toxicomanie intraveineuse et des antécédents de
transfusion.
La transfusion de produits sanguins a été la première cause reconnue de la transmission et a joué un rôle majeur dans la diffusion de l’infection jusqu’en 1990. Ce mode de transmission a presque complètement disparu depuis 1991 du fait du
dépistage et des mesures d’inactivation des produits dérivés du sang.
La
toxicomanie intraveineuse est actuellement la principale voie de transmission du VHC. Ce mode de contamination s’est beaucoup développé depuis la fin des années 60 à cause du partage des seringues, expliquant le fort taux de contamination(entre 50 et plus de 80 %) chez les anciens toxicomanes. Malgré la prise de conscience du risque viral liée à l’épidémie du sida, la vente libre et la mise à disposition de
seringues en pharmacie, le risque de contamination par toxicomanie ne semble décroître que faiblement. La contamination nocosomiale (c’est-à-dire
lire plus