Homosexualité dans la société
L’homosexualité est devenue durant ces dernières années un " sujet de société ". Encore considérée comme un délit jusqu’en 1984, l’homosexualité est aujourd’hui très médiatisée. De la gay-pride aux émissions télévisées en passant par la presse et la politique, tout le monde semble en parler avec une grande ouverture d’esprit...Mais pourtant, entre ces moments d’expression se glissent dans les rubriques des faits divers des agressions, passages à tabac de personnes dont le tort est d’être gay. Notre société semble afficher un visage " homophile " (aimer les homosexuels) alors que le spectre de l’homophobie (détester les homosexuels) est toujours présent. Le débat semble se réduire à " aimer ou détester ", être " pour ou contre " (par exemple le mariage, l’adoption etc...). Du tout ou rien, du " trop cool " au trop de haine, l’homosexualité semble susciter un besoin de réactions sur la scène sociale. Mais pourquoi ? Après tout, quand on parle de sexualité, on parle aussi d’amour, de choses intimes qu’aucun mot n’arrive à décrire. L’homosexualité, dans notre culture, n’a jamais été un sujet neutre. Déjà à la cour des rois de France, on parlait autant des favorites du Roi Soleil que des " mignons " de son frère. Plus tragiquement, au moment de la seconde guerre mondiale les homosexuels étaient déportés dans les camps de concentration. On leur imposait également le port d’un triangle rose pour les stigmatiser. Mais finalement, pourquoi y a-t-il toujours eu une discrimination positif ou négative vis à vis de l’homosexualité ? Quels mécanismes sociaux pourraient expliquer cette place faite à l’homosexualité ? La peur de ce qui paraît " différent ", " étrange " ou " étranger " pourrait être une piste de réflexion. En effet, dans toute société il existe un mouvement cherchant à créer des bouc-émissaires. La xénophobie (peur de ce qui est étranger), le racisme vont dans le même sens que l’homophobie. On juge alors quelqu’un sans le connaître à partir d’un seul de ces traits (couleur de la peau, religion, orientation sexuelle) à partir de présupposés... Même si notre société fait de l’homosexualité un signe du sens de la fête, de bon goût, de sensibilité à la mode, on ne peut pas non plus présumer que parce que quelqu’un est homosexuel il aura un sens esthétique et adorera danser... C’est une représentation qui, si elle semble positive, est dangereuse : comme les injures homophobes, on ne parle pas d’un individu mais de l’image qu’on a de lui. Oublier que l’on parle de personnes, cela peut mener aux agressions. On agresse l’image que l’on a des homosexuels en oubliant que l’on attaque aussi un être humain. Finalement, personne ne se résume à un seul trait de sa vie, on ne peut pas décrire quelqu’un uniquement par sa sexualité ni penser le connaître juste par cela.


