de Huhner, constitue la plus simple.
C'est le test le plus naturel que puisse proposer le gynécologue. Il apporte cependant des éléments intéressants puisqu'il permet de visualiser l'interaction sperme­glaire. Il permet aussi de contrôler l'état de la glaire en période ovulatoire dont la mauvaise qualité peut être un obstacle à la migration des spermatozoïdes. En cas de doute, un test croisé pourra être proposé.
­ le nombre de spermatozoïdes dans l'éjaculât,­ le pourcentage de spermatozoïdes à mobilité progressive,­ le pourcentage de spermatozoïdes ayant une morphologie correcte.Il existe une relation assez étroite entre ces trois paramètres et l'aptitude à féconder d'un sperme analysé. Une fécondation naturelle sera d'autant plus difficile que l'analyse du sperme s'éloignera des constantes normalement retenues; surtout si plusieurs paramètres sont affectés en même temps.
  • L'oligospermie définit la diminution du nombre des spermatozoïdes dans l'éjaculat.
  • L'asthénospermie définit la diminution du nombre de spermatozoïdes possédant une mobilité normale.
  • La tératospermie définit la diminution du nombre de spermatozoïdes à morphologie normale.
La pathologie la plus sévère, en dehors de l'azoospermie (absence de spermatozoïdes dans l'éjaculat), représentée par l'oligo ­ asthéno ­ térato ­ spermie (OATS) qui traduit un trouble conjoint des trois constantes analysées.
D'autres tests de troisième intention voient le jour en ce moment et il est à espérer que ces nouveaux champs d'exploration contribueront à élargir nos connaissances pratiques en spermiologie.

Spermatozïde: cellule fragile

En dehors des variations physiologiques importantes que peut subir le sperme au cours de la vie de l'homme, il faut avoir à l'esprit que le spermatozoïde est une cellule fragile et que tous les événements qui peuvent avoir une action directe ou indirecte sur sa fabrication auront des répercussions sur la fertilité.Sans être alarmiste on peut tout de même citer deux études, l'une française et l'autre danoise, où il est rapporté une diminution constante du volume spermatique ainsi que de la quantité de spermatozoïdes par ml sur une période de cinquante ans. Il paraît possible aujourd'hui d'attribuer ces variations à des modifications de notre mode de vie et notre environnement.

En tout état de cause, un certain nombre de faits ont pu être mis en évidence au quotidien:
­ les drogues, au sens large, ont une incidence sur la fertilité (haschich, s'il est utilisé régulièrement, tabac, alcool), ­ les médicaments: certains antibiotiques et certains antidépresseurs, la salazopyrine (utilisée dans la colite ulcéreuse),
­ les antimitotiques (auto conservation du sperme avant traitement),­ certaines conditions de travail, comme l'exposition aux radiations ou à certains agents chimiques de synthèse comme les pesticides.Les expositions prolongées aux fortes chaleurs ou la position assise prolongée en voiture, quotidiennement.Dans la plupart des cas cités ci-dessus, il y a réversibilité des phénomènes après élimination de la cause. Il faudra tout de même penser que la spermiogénèse dure 74 jours et qu'il faudra donc attendre un laps de temps suffisant pour annuler les effets délétères.

Il existe malheureusement une différence importante entre les connaissances acquises dans le domaine de l'infertilité féminine où il est aujourd'hui possible de traiter la plupart des cas par des solutions bien adaptées et efficaces et notre incapacité actuelle à trouver des solutions thérapeutiques à la "déficience" masculine. Ce qui se traduit concrètement dans de nombreux cas par des solutions palliatives que sont les techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP).Bien sûr, ces techniques sont mises en œuvre seulement quand les traitements médicamenteux ou chirurgicaux, selon les cas, ne sont plus d'aucun secours.L'idée princeps est de faire une sélection des spermatozoïdes les plus mobiles de manière à augmenter leur concentration relative pour s'en servir ensuite pour une insémination intra-utérine ou une fécondation in­vitro classique.Malgré quelques succès, ces techniques semblent mieux adaptées pour traiter l'infertilité féminine avec un sperme normal du conjoint, que l'inverse.En dernière intention, le don de sperme est, ou plus exactement, était jusqu'alors la dernière possibilité de posséder un enfant hors adoption.

La micro­injection (ICSI) est la méthode la plus récente mise au point par les biologistes. Elle consiste à injecter, in­vitro, un spermatozoïde dans l'ovocyte. Elle pourrait, en principe, permettre à la plupart des hommes possédant quelques spermatozoïdes, éjaculés ou non, de pouvoir procréer avec un taux de succès au moins égal à celui de la fécondation in­vitro classique.Cette technique recule donc considérablement les limites de l'infertilité masculine. Toutefois, encore considérée par certains comme une technique expérimentale malgré quelques centaines d'enfants déjà nés en Europe, elle a encore besoin de recul pour trouver sa vraie place au sein de l'assistance médicale à la procréation.En outre, il ne faudrait pas que l'efficacité grandissante de ces techniques nous fasse abandonner la recherche de solutions thérapeutiques pouvant aboutir au rétablissement de la fonction testiculaire quand cela est possible. L'intimité du couple s'en trouvera alors améliorée.
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.santeweb.com/)




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