Les grandes principes médicaus de l'hygiène intime
Il faut s'interroger sur deux points essentiels:- les caractéristiques d'éventuelles pertesblanches (leucorrhée)
- l'environnement pathologique.
Les caractéristiques des pertes blanches
Il est nécessaire, même si c'est difficile, de connaître le début de l'infection brutal, rapide ou au contraire progressif, et ses circonstances par rapport à la vie sexuelle, aux thérapeutiques éventuelles, et au moment du cycle menstruel.Il faut pouvoir apprécier:
- L'inconfort, l'existence de brûlure avant, pendant, ou après l'émission d'urine ou constante, ou encore exacerbée par les relations sexuelles ou par les soins de toilette.
- Les démangeaisons plus ou moins intenses, plus ou moins localisées, permanentes, ou seulement nocturnes.
- Les douleurs.
- Les caractéristiques de l'écoulement, son abondance, l'odeur perçue, les éventuelles modifications notées,cycliques, irrégulières, provoquées ou spontanées.
L'environnement pathologique
Il faut s'enquérir:- de l'apparition de douleurs au moment des règles (dysménorrhée),
- de douleurs pelviennes, ou de douleurs du bas ventre, réveillées par la fatigue ou par les rapports,
- de fièvres perçues ou enregistrées,
- de troubles urinaires ou de perturbation du transit intestinal,
- de l'existence d'autres manifestations apparemment indépendantes: conjonctivites, arthrites, dermatoses, enfin, la vie sexuelle et la santé du partenaire sexuel doivent faire l'objet de quelques questions discrètes, mais précises.En fonction de ces données, il sera plus facile de repérer les grands types classiques d'infections vaginales. Elles nécessitent une consultation et un traitement médical prescrit. Certains cas particuliers méritent mention:
- Les pertes blanches de la fillette sont le reflet de son immaturation hormonale, et ne sont habituellement pas graves, en dehors du cas particulier d'un corps étranger vaginal. Elles régressent après toilette antiseptique externe (Mercryl). Les préparations antibiotiques adaptées sont en fait rarement nécessaires (Poligynax virgo).
- Les pertes blanches de la femme ménopausée tiennent le plus souvent à leur carence hormonale, que des préparations locales en ovules font habituellement régresser (Trophigil qui amène estrogènes et bacille de Doderlein, Colposeptine, Colpotrophine estrogénique ,et antiseptique).
- Les pertes blanches des femmes enceintes, ne sont le plus souvent que l'exagération sous l'effet des hormones gravidiques, de l'hyperdesquamation vaginale. Mais des mycoses sont fréquentes chez la femme enceinte...
Les consiels d'hygiène intime
Ce qu'il faut éviter
- Les injections répétées, les irrigations, les grands lavages, les solutions antiseptiques trop agressives. Elles sont habituellement le fait de femmes plus ou moins obsessionnelles, sensibilisées par une petite infection antérieure, et qui souhaitent parvenir à une "quasi stérilité" du vagin.Il faut leur expliquer que seule la région vulvaire doit faire l'objet d'une toilette quotidienne, que le meilleur produit reste le savon de Marseille, et que le vagin lire plus


