pour empêcher la repousse. Mais pourquoi cette chasse au poils ?
Protecteur et soyeux, il est vu comme indésirable et impudique. Il a le tort de nous renvoyer une image trop naturelle de notre corps. Certaines ethnies de l’extrême sud du continent américain n’en tolèrent aucun et s’épilent sourcils et pubis. Ce souci d’obtenir une peau glabre tendrait à leur permettre de se différencier des animaux, d’éviter toute confusion entre le corps humain et la bête. Au cours du temps seuls les dieux étaient habilités, avec les rois, à porter une barbe. Le poil était considéré comme le symbole de la virilité. Si aujourd’hui se couper la barbe est devenu banal, ce petit geste ne fut pas toujours aussi anodin. Au Moyen-Âge, les vainqueurs coupaient la barbe aux vaincus pour les humilier et rendre leur défaite plus cruelle. En effet, enlever les poils, symboles de virilité, signifiait clairement que les vaincus, déshonorés, perdaient leur dignité d’homme et que l’on pouvait faire ce que l’on voulait d’eux. Au début des années 70, les poils prennent une place plus « valorisante ». Le mouvement hyppie n’encourage pas l’épilation et revendique le retour aux valeurs vraies ! Le poil accompagne la libéralisation de la femme dans sa sexualité. Depuis les années 90, l’épilation est à la mode. Qu’elle soit d’ordre religieux, esthétique, érotique ou hygiénique, l’épilation, pratique universelle, est devenue une coutume courante. Aujourd’hui, c’est
l’épilation définitive qui représente la plus forte
demande de la part des
femmes, et aussi des hommes, qui sont de plus en plus demandeurs.