La technique alexander et votre posture
Personne n’aime vraiment ce mot de posture et pourtant, faute de mieux, tout le monde l’utilise pour désigner notre manière caractéristique de nous tenir et de nous mouvoir. Le plus souvent pour parler de défauts posturaux. Lorsque nous nous regardons dans le miroir, nous pouvons souhaiter des épaules moins tombantes, le bas du dos plus ou moins creusé ou le ventre plus tendu. En réalité, mis à part l’aspect physique, notre «posture» est en rapport également avec la manière dont nous vivons, nos émotions et nos pensées, bref notre rapport au monde. Une «mauvaise posture», que l’on pourrait définir par une posture difficile à tenir longtemps sans effort, peut conduire à toutes sortes de maux, les plus répandus étant la dépression et les maux de dos.A l’époque contemporaine, une des causes principales de la détérioration de notre posture - de notre manière de nous tenir - est l’augmentation des heures passées dans la position assise, habitude prise dès le plus jeune âge et qui est renforcée dès l’entrée à l’école. N’importe quel puéricultrice ou institutrice confirmera la difficulté observée chez les jeunes enfants à rester longtemps assis et immobiles, quoique les enfants soient conditionnés ainsi pour préserver la discipline lors des cours. A la puberté, un enfant peut facilement passer une dizaine d’heures assis par jour, une position qui soumet la colonne vertébrale à une pression supplémentaire et ce d’autant plus qu’il est mal assis la plupart du temps. C’est encore sans compter les distorsions accumulées pour s’adapter à un mobilier qui ne tient pas beaucoup compte de la croissance continue et de la différence de taille des enfants.
Si un professeur appartient à une génération où la « posture » avait plus d’importance qu’aujourd’hui où tout le monde veut être « cool », ou s’il est professeur d’éducation physique, il se peut qu’il attende de ses élèves qu’ils se tiennent « plus droits » et que ses instructions verbales soient vaines, d’autant qu’il y a peu de chance que ce professeur soit lui-même un exemple à imiter. Le fait que les mots ou le désir de bien faire ne suffisent pas pour apporter un changement dans ce domaine est très bien illustré par l’exemple donné dans l’un de ses livres par le philosophe américain John Dewey qui avait lire plus


