est anormale dans la mesure où les gens totalement reposés ne la ressentent pas. La "grace matinée" du week-end ou des jours de repos est une autre caractéristique du syndrome. Ces patients dorment, en moyenne, 6 heures par nuit en semaine et 9 heures les week-ends. Le réveil matinal est pénible. Les patients se sentent confus, vacillants .. avec une "ivresse du sommeil". Il peut exister une diminution nette des performances diurnes, surtout pour les taches nécessitant une attention et une vigilance soutenues. Le syndrome de privation de sommeil peut également s'accompagner d'une irritabilité, de nervosité, de difficultés de concentration, de fatigue, d'incoordination, d'un manque d'appétit, de troubles gastro-intestinaux, de douleurs musculaires, de troubles visuels, d'une sécheresse de la bouche voire d'une dépression. Il existe chez les travailleurs postés une incidence plus grande des
troubles gastro-intestinaux comme des maladies cardio-vasculaires.
Examens complémentaires
- La polygraphie de sommeil montre un index d'efficacité du sommeil élevé et une latence d'endormissement courte, qui reflètent le besoin de sommeil.
- Le test itératif de latence d'endormissement montre une latence moyenne d'endormissement de l'ordre de 5 à 8 minutes. On peut observer, et ce très rarement (10% des siestes), la survenue de sommeil paradoxal mais peu avec une latence inférieure à 5 minutes.
Diagnostic différentiel
- Le syndrome d'apnées du sommeil
- La narcolepsie sans cataplexie (endormissements en sommeil paradoxal - typage HLA)
- L'hypersomnie idiopathique
- Le syndrome de retard de phase (vigilance normale l'après-midi et le soir)