de difficultés d'attention et de mémoire. Elles peuvent entrainer des automatismes - phrases sans sens - rangements d'objets dans des endroits insolites - conduite d'une voiture dans un endroit imprévu ... L'éveil de ces malades est un état d'éveil actif, comme s'ils étaient incapables de maintenir un éveil calme sans s'endormir. Des attaques de cataplexie. Cette perte brusque du tonus musculaire sans altération de la conscience peut toucher quelques muscles seulement (chute de la tête, impossibilité d'articuler ou fléchissement des genoux) ou être beaucoup plus globale, entraînant la chute du patient. Elle est pathognomonique de la maladie. Le malade ne perd pas connaissance mais reste cependant incapable de réagir à toute stimulation, ces perceptions sensorielles restant parfaitement conservées. Il garde le souvenir de tout événement survenu au cours de son accès. Ces épisodes sont typiquement déclenchés par une émotion : surprise, plaisir, rire ou colère. Ces attaques sont très variables d'un sujet à l'autre en durée (une fraction de seconde à plusieurs minutes) et en nombre (quelques unes seulement dans toute la vie ou plusieurs par jour). Des hallucinations hypnagogiques (à l'endormissement) ou hypnopompiques (à l'éveil). Il s'agit en fait d'un rêve qui survient au moment de l'endormissement ou à l'éveil. Présentes chez environ deux tiers des narcoleptiques, elles se traduisent par des hallucinations visuelles ou auditives, ou bien encore par la perception de sensations corporelles (chaud, froid, douleur). Ces hallucinations peuvent être si effrayantes que les patients développent une véritable hantise de se coucher. Des paralysies "du sommeil", présentes chez moins de 50% des sujets. Le patient est paralysé, incapable de bouger, tout en étant parfaitement éveillé. Ces paralysies très angoissantes peuvent durer quelques minutes. Des
parasomnies (somniloquie, bruxisme, troubles du comportement du
sommeil paradoxal ...) sont fréquentes.