Le boulimie: c'est quoi?
La boulimie consiste en une ingestion rapide et incontrôlable d’une quantité excessive de nourriture. Le sujet se trouve dans l’incapacité d’empêcher cette impulsion comme de la stopper une fois commencée. Toutefois, la patiente peut recourir à des stratégies de lutte contre cette impulsion telles qu’éviter les lieux liés à la nourriture, vider l’appartement de nourriture, s’occuper l’esprit au maximum…Ainsi, nous pouvons voir fréquemment ces sujets mener une " double vie alimentaire ", l'une tout à fait conventionnelle en apparence puisque personne ne devine les difficultés qui les touchent, l'autre qualifiée de boulimique où les sujets s'adonnent à ses pulsions alimentaires sans restriction.Les patientes gardent le secret de la maladie car celle-ci est connotée de honte : elles la vivent comme une anomalie à cacher et un signe de déchéance à la fois physique et psychique n'ayant plus la volonté d'interrompre ces crises. La patiente achète donc et stocke sa nourriture à l'avance, programmant ainsi sa boulimie pour s'y livrer plus tard.La pré-crise
Toutes ces émotions naissent de circonstances répétitives chez la patiente, c'est-à-dire d'unVécu de solitude ou d'abandon (nous y reviendrons plus tard), d'une prise de nourriture normale ou grignotage, d'une ingestion d'alcool ou bien encore d'un sentiment de faim.La crise
Au cours de la crise, nous découvrons une façon particulière de s'alimenter que l'on peut qualifier de " sauvage ".En effet, il s'agit d'une ingestion gloutonne d'une grande quantité de nourriture et le plus souvent sans mastication, pouvant parfois provoquer des étouffements.
Ingestion dite sauvage car les aliments sont saisis à même les mains, mangés à même les boîtes de conserve ou crus ou encore récupérés dans les poubelles.
Ce qui nous fait dire qu'il ne s'agit pas là d'un plaisir orgiaque comme on pouvait le constater chez les Romains mais bien au contraire, la crise est vécue dans un état second, une fébrilité où la notion de plaisir est absente. En ce qui concerne la qualité des aliments, la patiente choisit la plupart du temps des sucres rapides et des lipides, c'est-à-dire des aliments défendus, susceptibles de faire grossir.
Parfois néanmoins, la patiente mange tout ce qui lui tombe sous la main, aussi bien des aliments non préparés que des aliments congelés.
La fin des crises
Après un temps que l'on peut estimer de 2 heures à 8 heures arrive enfin la fin de la crise.Un sentiment de réplétion ou une douleur excessive, un vécu de dépersonnalisation ou bien encore l'arrivée inattendue d'un tiers, un rendez-vous, peuvent interrompre l'accès boulimique et peuvent ainsi déterminer la fin de la crise.
Cependant, la patiente peut parfois se faire vomir afin de continuer une nouvelle ingestion.
Les post-crises
La crise est souvent suivie de vomissements et d'une période de bien-être, d'amnésie, d'assoupissement.Puis arrivent les remords, la culpabilité et un sentiment de honte, alors seulement ensuite peut débuter la résolution que les crises ne se reproduiront plus.


