Le problème de l'anorexie

Un besoin principal : être écoutée et entendue
L'anorexie et la boulimie sont des maladies qui requièrent un temps de traitement long. L'hospitalisation n'est qu'une étape, bien souvent décisive, dans le processus de guérison de la maladie.Les comportements destructeurs des malades visent autre chose que la minceur. Vouloir être mince ou ne plus contrôler son alimentation n'est qu'une manière de parvenir à la négation de son corps et de soi.Pour nous cette caractéristique est fondamentale. Elle signifie concrètement que notre approche est fondée sur
- le respect de la dignité de la personne atteinte
- la recherche « du sens » de son comportement
- le respect de son rythme de changement.
- restaurer les habitudes alimentaires
- modifier les habitudes de pensées
- travailler sur son histoire personnelle, reprendre contact avec soi et son corps.
- des entretiens individuels avec le psychiatre
- des entretiens individuels avec le psychologue
- des groupes de parole à visée psychothérapeutique
- des groupes patients-soignants
- des thérapies à médiation (musico et art-thérapie)
- des thérapies à médiation corporelle (psychomotricité, physiothérapie)
- des groupes de proche tous les quinze jours destinés à l'entourage
- des groupes de postcure une fois par semaine pendant un an.
Modifier le comportement alimentaire : la réalimentation
Notre objectif n’est pas d’imposer un programme drastique de réalimentation. Néanmoins le corps est d'abord soigné car :- des carences alimentaires sévères sont établies
- les mécanismes alimentaires « normaux » ont depuis longtemps été perdus.
Par Chantal Chainaud, psychologue


