Le paradoxe de la faute :
les malades sont indomptables dans leur tête, ils se voient reprocher d’être sans cœur pour leurs parents et les victimes sont aussi désemparées que leur entourage.Elles vivent un cauchemar au-dedans comme au dehors. Pour mener son combat, elle doit apprendre à ne plus se sentir responsable de l’inquiétude de ses parents.Elles se rabaissent tellement qu’il arrive qu’une anorexique ou une boulimique mange des aliments pour chien ou dans l’écuelle du chien à quatre pattes par terre.La peur de la nourriture peut la rendre capable d’une grande violence verbale comme physique mais elle n’en est pas consciente et sans la pensée négative, elle n’aurait jamais été apte à agir ainsi.La pensée négative lui apprend à mentir pour s’isoler ou pour fuir la nourriture, elle prétendra donc avoir déjà mangé, ne pas aimer ce plat, avoir quelque chose à faire pour être seule et tout autres subterfuges pour assouvir la pensée négative. Souvent la culpabilité du mensonge est forte mais elle ne peut aller contre.La boulimique s’isole lors des crises, jamais personne ne la verra à ce moment là. Les portes sont fermées et elle s’assure de ne pas être dérangé. Les crises peuvent durer de 2 heures à 8 heures et parfois après un vomissement elle recommence à engloutir.
Les transes
La victime entre en transes quand la crise arrive, la pensée négative ensevelit la pensée réelle. Il y a un dédoublement de la personnalité, elle n’est plus dans la réalité.On l’observe par quelques signes :
- la voix de la malade se réduit au chuchotement
- la peur s’entend dans la voix
- le corps s’immobilise, se recroqueville sur lui-même
- la personne évite de croiser d’autres regards
- la personne marque un temps de décalage avant de répondre.
Le jeu des chiffres
La « malade » se pèse tous les jours même plusieurs fois et redouble les exercices physiques. Le chiffre sur la balance est toujours trop grand, tout est « trop », trop gros, trop gras, trop grand, trop volumineux etc…N’oublions pas que si la « malade » est intelligente, son évolution psychique a été interrompue à un stade précoce. Elle a ce besoin constant de réassurance et de réconfort que l’on apporte à un enfant.
(reproduit avec la permission écrite de:http://membres.lycos.fr/alexyana/)


