de la maladie. Au-delà de cet objectif du début du traitement (que l'on appelle « comportemental ») d'aide et de soutien pour que le malade retrouve le chemin d'une alimentation normale, nos plans de soins agissent sur les causes qui permettent le maintien de la maladie. Il s'agit :
La proximité avec ce que ressent le patient permet une meilleure qualité de la relation thérapeutique. En « associant » ainsi plus fortement le patient à son processus de guérison, nous atténuons les effets de sa résistance, très fréquente lors d'hospitalisation de troubles du comportement alimentaire (TCA). La forte individualisation du traitement nous permet de moduler la durée, l'intensité, la priorité de chacun des modes d'intervention.

Reprendre le contact avec soi

Puisque le développement émotionnel a été stoppé, il faut « rattraper » quelques retards. Les troubles du comportement alimentaire sont la manifestation d'une communication corps-psychisme perturbée qu'il s'agit de rétablir. Ce à quoi contribuent, notamment, les techniques non verbales d'art — et de musicothérapie — ainsi que les techniques de sensibilisation corporelle, psychomotricité. Le patient participe également à des séances de thérapie de groupe qui lui permettent de rompre son isolement et d'aborder ouvertement, avec d'autres personnes souffrant des mêmes troubles, un sujet tabou à l'égard duquel il éprouve secrètement des sentiments de honte et de culpabilité. Au travers de l'identification et le partage, les groupes thérapeutiques permettent d'accélérer cette prise de conscience.

Poursuivre la guérison, toujours

Vers la fin du séjour hospitalier, l'accent est mis sur la réintégration progressive du patient dans la vie extérieure. Car si l'hospitalisation peut permettre de changer significativement le comportement alimentaire, le patient aura besoin de plus de temps pour obtenir des changements plus profonds initiés pendant son hospitalisation. C'est pourquoi, notre prestation englobe un suivi posthospitalier destiné à consolider les acquis thérapeutiques réalisés en clinique. Pendant douze mois, les patients sont invités à participer à un groupe thérapeutique hebdomadaire en parallèle d'un suivi ambulatoire dans la zone de résidence.

Aider l'entourage

Parallèlement au programme suivi par le patient, son entourage peut également compter sur un soutien. Des entretiens de famille conduits par un psychiatre et un psychologue sont prévus dès la troisième semaine d'hospitalisation du patient, pour aider l'entourage à s'adapter aux changements initiés pendant le traitement. Des groupes de soutien de proches sont également prévus à un rythme mensuel. L'anorexie et la boulimie sont des maladies extrêmement graves qui peuvent avoir une issue fatale. Elles nécessitent une prise en charge rapide et qualifiée.

Par Chantal Chainaud
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.lametairie.ch)




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