Avitaminose K
- Quand on a des raisons de soupçonner un déficit en vitamine K, l’exploration est faite en utilisant le temps de Quick, ou taux de prothrombine ; on l’exprime en pourcentage par rapport à la dilution d’un plasma témoin (la valeur normale est supérieure ou égale à 70%). Causes : - à un manque de bile dans l’intestin, la bile étant nécessaire à l’assimilation de la vitamine K parce qu’elle liposoluble,
- soit à une diminution de la synthèse interne (les bactéries de la flore intestinale synthétisent la vitamine K2, et certains antibiotiques ou sulfamides peuvent jouer un rôle négatif sur cette synthèse),
- à une diarrhée chronique ou une colite,
- l’utilisation intempestive d’huile de paraffine ou de laxatifs...),
- mucoviscidose,
- Prise de médicaments qui interfèrent à l’absorption de la vitamine K (antivitamines K, céphalosporines, anticonvulsivants, salicylés, fer, excès de vitamine A, les doses fortes de vitamine E).
- Saignements du nez et des gencives, lenteur de coagulation du sang lors d’une blessure,
- cas graves : hémorragies digestives et des lésions purpura,
- les maladies du foie, comme l’hépatite, nécessitent la prise de vitamine K à titre préventif.
Hypervitaminose
- La vitamine K1 est peu toxique, puisque la marge de sécurité est d’environ 50 fois l’apport quotidien. Toutefois, on a récemment observé une augmentation de la fréquence de certains cancers chez les enfants qui ont reçu à la naissance de la vitamine K par injection. Aussi est-il préférable de la donner par la bouche.
- Par contre, la vitamine K3 est potentiellement toxique à forte dose chez le nouveau-né. On peut rencontrer des hyperbilirubinémies ou excès dans le sang de bilirubine.
- En cas d’hypervitaminose K, on assiste à une une coagulation excessive du sang : cela peut se révéler très grave chez les personnes hypertendues et chez d’autres sujets susceptibles de faire des embolies.
Groupes à risque
Les nouveaux-nés et les prématurésEmploi thérapeutique
- En traitement de l’hypovitaminose modéré (oral uniquement),
- en prévention du risque hémorragique,
- dans tous les cas de malabsorption chronique et de nutrition extra-digestive,
- en prévention des risques hémorragiques avant une opération, chez certains patients à risques.
(reproduit avec la permission écrite de:http://www.medecinesnaturelles.com)


