au groupe témoin. Une autre étude américaine a démontré que le métabolisme de la vitamine B9 était anormal chez les femmes donnant naissance à un enfant trisomique. Une bonne alimentation en vitamine B9 réduirait donc ce risque. Information très importante quand on sait que les femmes ont des enfants de plus en plus tardivement. Par ailleurs, elle prévient le déclin des fonctions cognitives liées à l'âge. Elle favorise la synthèse des
neurotransmetteurs : phospholipides et myéline. Ces substances, constituées de lipides et de protéines, servent à la transmission de l'influx nerveux. D'ailleurs, on remarque une baisse de la concentration sanguine en vitamine B9 dans le cas de la maladie d'Alzheimer. L'action de la vitamine B9 sur la prévention de certains cancers est désormais bien établie. Zhang constata une baisse du risque de cancer du sein de 30 à 50 % sur les femmes consommant de l'
alcool mais absorbant plus de 3 mg/jour de vitamine B9, par rapport aux femmes consommant de l'alcool mais moins de 3 mg/jour de vitamine B9. Une autre étude américaine, portant sur 88 000 femmes pendant quinze ans, a démontré que le risque de cancer colorectal était deux fois moins important chez les femmes consommant plus de 4 mg de vitamine B9 par jour par rapport à celles qui en consommaient moins de 4 mg/jour. Les mêmes statistiques ressortent pour le cancer du pancréas. Par son action inhibitrice de l'homocystéine du sang, la vitamine B9 est également fortement inhibitrice des risques cardio-vasculaire et vasculaire cérébral. Cette
vitamine aura d'autant plus de potentialité d'action qu'elle pourra travailler en synergie avec les anti-oxydants du pollen. Il faut bien sûr, pour en optimiser l'action, que les
antioxydants soient conservés dans de bonnes conditions afin de préserver les potentiels de synergie du produit. Les autres aliments qui en contiennent sont le brocoli, les épinards, les pois, les choux de Bruxelles, les haricots, les lentilles ainsi que les oranges fraîches. Étant donné sa teneur très élevée dans le pollen de saule, c'est certainement un bon moyen d'assurer un confortable apport de cette vitamine. Il devra commencer par une prise en continu pour les femmes qui cherchent à avoir un enfant. La prise de pollen de saule pourra se poursuivre pendant la grossesse, ainsi que durant l'allaitement. En dehors de l'état de pré-grossesse ou de grossesse, les autres pollens, en particulier celui de châtaignier ou de toutes fleurs, suffisent.
Vitamine B12 ou cyanocobalamine
Cette vitamine est caractéristique des
produits animaux. Jusqu'à présent, il semblerait qu'aucun pollen n'ait révélé de vitamine B12. Aucune recherche n'a été réalisé dans ce sens par
Patrice Percie du Sert.
Vitamine C ou acide ascorbique
La vitamine C, extrêmement fragile, est bel et bien présente dans le pollen. Si sa présence y est faible, elle est qualitativement très importante. En effet, son rôle antioxydant est bien démontré in vitro et in vivo, d'où sa forte action préventive des cancers et des
maladies cardiovasculaires. Il est à noter que le stress, le tabac et la consommation d'alcool (plus de 4 verres de vin par jour) entraînent des pertes de vitamine C. Et qu'en outre, les besoins augmentent avec l'
âge. L'apport en vitamine C du pollen, bien que quantitativement insuffisant, est donc intéressant, car il participera à un apport alimentaire optimal. Et cela ne troublera pas votre sommeil parce que seule la vitamine C synthétique provoque cet effet négatif.