Vitamine D : sous la soleil, la santé...

 
Vitamine D : sous la soleil, la santé...Ces derniers mois, on observe un véritable engouement scientifique à l'égard de la vitamine D. Mais le plus curieux, c'est que toute cette animation ne se focalise plus désormais sur son implication dans la santé du squelette. Bien au contraire, le cholécalciférol se profile peu à peu comme un bon indicateur de santé. Brève revue de l'actualité. Le profil de santé de la vitamine D a bien changé. En effet, il a suffi de quelques mois bouillonnants de découvertes scientifiques pour élargir considérablement son spectre d’activité. Désormais, de faibles concentrations sanguines en vitamine D ne seraient plus associées uniquement à un risque élevé de fractures, mais également à des pathologies aussi hétéroclites que l’hypertension, les maladies respiratoires et certaines formes de cancer… S’il est encore difficile aujourd’hui d’établir un lien de cause à effet, les données plaident cependant pour une prise en considération plus importante de la carence en cette vitamine, un phénomène loin d’être isolé.

Des carences toute l’année

En effet, la plupart des femmes âgées seraient carencées en vitamine D. Plus précisément, près de 2/3 des femmes postménopausées présentant de l’ostéoporose seraient déficientes en vitamine D, selon une étude néerlandaise (1). Ce constat émane d’un travail d’analyse portant sur 2589 femmes réparties dans 18 pays, à travers l’Europe, le Moyen-Orient, l’Amérique latine et la région pacifique de l’Asie. La déficience en vitamine D (moins de 30 ng/ml de sang) est même une réalité, indépendante de la latitude et de la saison. En effet, la carence moyenne était de l’ordre de 64 % en moyenne, avec 59 % pour les femmes recrutées dans l’étude en été et 69 % pour les femmes recrutées en hiver. Le manque de vitamine D est aussi clairement identifié comme un facteur de risque indépendant de la fracture de la hanche après 60 ans (2). Dans une étude écossaise (3), conduite auprès de 548 patients de plus de 60 ans pendant 4 ans, 97.8 % de l’échantillon avait des taux moyens de vitamine D en dessous de la normale, quelle que soit la saison. Et dans 25 % des cas, les taux étaient même si bas qu’ils étaient non mesurables ! Ce constat pose donc question sur la recommandation singulière d’une supplémentation hivernale chez l’homme ou la femme après 50 ans.

Du soleil et je respire?

Parmi les implications assez inattendues de la vitamine D, il faut citer la fonction pulmonaire. Une étude néo-zélandaise (4) conduite auprès d’un échantillon de 14000 jeunes adultes a récemment montré que les individus présentant des taux plasmatiques bas en vitamine D avaient plus de difficultés respiratoires que celles qui affichant des taux plus élevés. L’effet positif de la vitamine D s’exprimerait même à la spirométrie selon une relation dose-réponse pour le volume respiratoire forcé après 1 seconde (CVF) et le volume expiratoire forcé après 1 seconde (VEMS). Pour les auteurs de l’étude, les différences en termes de fonction pulmonaire exprimées entre les quintiles extrêmes de taux sériques de vitamine D seraient encore plus importantes que celles observées entre fumeurs et non-fumeurs ! Les pistes de mécanismes évoquent que l’effet de la vitamine D se marquerait au niveau de la croissance et de la réparation cellulaire de l’arbre respiratoire. Une autre étude, entreprise par une équipe de la faculté de médecine de Harvard (5), souligne une protection de la vitamine D contre l’asthme et les sifflements chez l’enfant. Particularité de l’effet cependant : dans cette étude, il a été mesuré après l’observation d’un taux élevé de vitamine D maternel au cours de la grossesse. Il apparaît que pour chaque lire plus




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