Vitamine E ou tocophérol
Le pouvoir antioxydant de cette vitamine est très important. Protégeant les acides gras polyinsaturés oméga 3 et oméga 6 de l'oxydation, elle est donc très active contre l'oxydation des tissus cellulaires (vaisseaux, cœur, cristallin, rétine, tissus nerveux, notamment cérébral). D'où les très nombreuses études traitant de son effet sur l'état de santé. Une étude américaine portant sur 34 486 femmes ménopausées montre une diminution de 60% du risque cardiaque pour le cinquième des femmes qui consommaient le plus de vitamine E naturelle, c'est-à-dire dans l'alimentation. En effet, elle supprime la formation des petits caillots dans les vaisseaux et prévient formation et évolution des plaques d'athérome. Empêchant l'oxydation du mauvais cholestérol (le L.D.L.), elle freine donc, par ce mécanisme, les effets néfastes de celui-ci. Dans la maladie d'Alzheimer, les bêta-peptides amyloïdes sont les constituants des plaques séniles. Plusieurs laboratoires ont montré que ces sites de dégénérescence sont le résultat d'un stress oxydatif qui se porte sur les protéines et les lipides du cerveau. In vitro, la vitamine E inhibe le processus oxydatif. De récents travaux montrent bien que cette vitamine ralentit le processus de dégénérescence. En outre, la vitamine E joue un important rôle dans le phénomène de formation des cellules immunitaires de la thyroïde, qui, avec l'âge, ne sont plus émises au stade mature si l'organisme est déficient en vitamine E. Plus l'âge avance, plus les apports en vitamine E sont nécessaires pour garder une bonne immunité. Vitamine E et allergies
Une étude anglo-américaine récente montre que la réaction allergique, mesurée par le taux IgE dans le sang, est inversement proportionnelle à la consommation de vitamine E dans l'alimentation. Par conséquent, plus on en prend, moins on a de réaction allergique. Pour cela, il faut satisfaire au maximum les besoins conseillés, qui sont déjà fort bas.Par ailleurs, plusieurs études montrent que la vitamine E d'origine naturelle, donc alimentaire, est environ deux fois mieux utilisée par l'organisme. Cela expliquerait la possibilité de réduire de 20% à 40% la réaction allergique avec des cures de pollen de ciste effectuées avant et pendant la survenue des pollens allergisants.


